En route pour la JPO de l’EDJ !

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Une des équipes préparant un journal radio

Demain va se tenir la seconde Journée portes ouvertes de l’année à l’EDJ. Les étudiants – journalistes répondent présent pour venir partager leur passion du journalisme. Alors dès aujourd’hui, ils se préparent pour vous montrer leur savoir-faire multisupport acquis à l’école.

Il est neuf heures du matin, nos journalistes multi-supports arrivent devant l’Espace Carrare, au 69 rue de Roquebillière à Nice. Si on lève les yeux, on peut lire « Ecole du journalisme » tatoué en rouge sur la façade. Arrivés au 4e étage du bâtiment, ils devront ce matin, faire le choix entre trois couleurs. La salle mauve est celle des journalistes qui s’attaqueront à rédiger des articles de presse écrite, la verte, pour la télévision et l’orange, la radio. Nos accros à l’info assis derrière leurs tables blanches, les conférences de rédaction générales peuvent débuter.

Stéphane s’occupe de celle de Radio, où «  six équipes traiteront les informations générales et le sport, pour des journaux d’une durée comprise entre 10’-12’. »  Dans le groupe dédié au sport, Maeliss, journaliste de sport, explique comment elle va monter son chemin de fer : « on regarde qui on va pouvoir interviewer dans l’actualité sportive du week-end pour faire des enrobés ». Un autre groupe se veut plus culturel, avec Clément qui présentera l’actualité dans une version satirique, Andréa partagera l’actualité et la culture orientées Moyen-Orient ou encore Laura et sa rubrique fashionista. Et bien sûr, toujours des journaux en direct, de la matinale au soir.

Le processus est le même en salle verte, avec Alexandra qui s’occupe de la version télévision des journaux d’une quinzaine de minutes. On y retrouve Les journaux d’infos géné et de sport. Et quelques surprises comme des émissions humour et insolite.  Quant à la salle mauve avec Marie, ce sera des articles sur le beau métier qui est le notre qui sont à l’honneur, et l’actualité locale.

Sur le coup de 10h, les groupes sont formés. Nos journalistes sont motivés et savent comment s’y prendre. Ils argumentent  entre eux pour trouver les idées les plus pertinentes. Les sujets approuvés, ils se mettent en quête de leurs intervenants pour donner du corps à leurs articles. Dans les couloirs, la ruche journalistique est en effervescence. Les téléphones portables brillent sous les néons, et chacun virevolte d’une salle à une autre. Sébastien, Guilhem et Maxime sont en charge de l’émission d’humour pour la TV. La discussion tourne autour de l’attaque pour lancer leur émission. « Il y aura des extraits vidéos youtube, une analyse sur l’humour d’aujourd’hui et peut-être une interview-débat avec un humoriste niçois » me confie Maxime.

Déjà 11h, l’ambiance est toujours studieuse. Certains journalistes ont la tête plongée dans leur écran d’ordinateur, recueillant un maximum d’informations pour préparer leurs interviews. En salle verte, les caméras sont distribuées, nos reporters d’images ne vont pas tarder à partir sur la route. Micros, cables, batteries, optiques : tout est en place pour capturer de belles images. Côté salle orange, de petites pochettes sont posées sur la table, ce sont les Marantz, prêts à enregistrer du son. Les autres rédigent et calibrent leurs interventions orales.

Midi a sonné, mais pas question de faire une pause pour manger, l’actualité ne s’arrête pas. Il arrive qu’après la vérification des informations, on découvre des imprévus, comme un rendez-vous reporté. Ce sont les risques du métier. Nos journalistes multisupport ne se résignent pas. Ni la contrainte de temps, ni l’écriture en direct ne les effrayent. Ils attendent donc. Certains patiemment, assis avec l’ordinateur sur les genoux. D’autres triturent leurs portables sous tous les angles pour se détendre.

13h et les premiers reporters sont de retour à l’école, comme Issam et Laura, heureux : « on a un reportage de fou. On ne peut pas vous le dire, c’est trop énorme, vous verrez demain ». D’autres poursuivent leurs interviews au studio radio, comme Alexandre, qui a le casque bien vissé sur les oreilles et le nez bien en face du micro. Dans la salle mauve, les claviers font le bruit du feu qui crépite sous l’assaut des mains qui tapent les articles couverts ce matin.

Voici 14h, les premiers journaux blancs sont testés au studio radio. Quant aux reportages tv, les images sont montées de la caméra aux grands écrans de Mac de la salle verte. Ils prennent corps sous le montage habile des journalistes rompus à cet exercice. Les papiers de presse écrite s’offrent une dernière relecture et sont envoyés à publication pour le Web. Le reste de l’après-midi sera consacré à faire tourner à la perfection la ronde des journalistes au micro, devant et derrière une caméra ou encore avec un stylo.

On a eu la preuve que l’EDJ sait ressembler à une grande rédaction de presse. Avec toute cette bonne volonté, ce sera certainement une grande journée portes ouvertes à découvrir demain.

Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

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Journaliste amoureux de la Culture mais pas uniquement. Insidieuse et permanente, ma curiosité intellectuelle se rappelle à moi par la passion de l’information, dans chacune de mes actions. A l’ère des réseaux sociaux, il est courant de « partager » du contenu où que l’on soit : informations, conseils, critiques, éloges, des instantanés du monde qui nous entoure. Partir en reportage, le réflex en bandoulière, et un carnet pour rédiger l’information puis transmettre à l’observateur. Il pourra alors commenter cette actualité, et la partager.