Elvis Forever

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Plus qu’une passion, sa vie. Patrick a attrapé le syndrome Elvis Presley depuis 50 ans. Membre actif du fan club Elvis My Happiness, il consacre toute son énergie à suivre les pas de l’artiste. Sa prochaine étape : Memphis en janvier 2012 pour célébrer les 35 ans de la mort du King.« Elvis reste vivant dans nos têtes et dans nos coeurs » s’émeut Patrick. A 54 ans, il est un véritable fan. Elvis a fait bouger son monde. Il poursuit désormais les traces du rockeur. Avec son association il va rendre hommage aux 35 ans de la mort de la star. Direction les Etats-Unis pour un road trip épique : Atlanta, Memphis ou encore Las Vegas. Autant de villes qui ont marqué la carrière du chanteur. Le niçois visitera Graceland pour la troisième fois. « A chaque fois cette maison me donne des frissons. Dès le premier pas franchi, je sens la présence d’Elvis. C’est impressionnant ». Au total, Patrick débourse 3500€ pour ces 15 jours dans des lieux hors du commun.

Une passion onéreuse

Son admiration excessive représente un budget considérable. Dernier caprice en date : le coffret DVD des derniers concerts du King à 750€. Il possède plusieurs tenues de scène à 1500€ minimum. Sans compter une collection hallucinante de vinyles, DVD et documents. « Je suis accroc. Elvis c’est ma drogue » avoue « Patou ». D’ailleurs, cet amour pour son idole lui a coûté son premier mariage. Difficile pour lui de faire des concessions. Sous ordres de sa nouvelle femme, il a été contraint d’enlever tous ses posters. Un véritable crève-coeur.

I love you Elvis

« Il fait partie de ma vie. Sa musique me remonte le moral » confie cet adorateur. « Je m’identifie au King. A 19 ans, j’avais même la fameuse coupe banane. Comme lui, je veux jouer de la guitare et pousser la chansonnette. Mais je ne serais jamais célèbre avant longtemps ». Ses morceaux préférés : Love me tender et Loving you. « Le jour de sa mort m’a détruit. Je me suis juré de me rendre sur sa tombe ». Chose faite depuis peu. Patrick a déposé une plaque de granit à l’effigie du crooner.

Coralie L’Enfant – Marie Piat