Écologie : Les auto-écoles tirent le frein

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Les véhicules électriques pourraient investir les auto-écoles françaises.

En 2013, la vente de véhicules électriques en France a augmenté de 45%. Des chiffres qui tendent à développer l’électromobilité sur le territoire. À Nice, les auto-écoles restent sceptiques sur l’utilisation des véhicules électriques.

Les auto-écoles niçoises ne sont pas prêtes à passer au tout-électrique. La plupart d’entre elles ne sont pas contre un changement dans leur flotte mais la question de l’autonomie se pose. « Le milieu urbain niçois ne favorise pas l’utilisation des véhicules électriques. Il n’y a pas assez de bornes de rechargement. On roule près de dix heures par jour », a  déclaré l’auto-école « F1 » à Nice. Même son de cloche pour les voisins. L’auto-école « Verany » se laisserait bien tenter par le pari écologique : « J’y pense depuis pas mal de temps. Si ça se développe d’ici un ou deux ans et que l’Etat nous donne un coup de main, je serais ravi d’utiliser des véhicules écologiques ». Le premier pas a été franchi par une auto-école britannique qui a acquis, l’an dernier, un véhicule électrique. Le premier bilan est satisfaisant puisqu’elle constate une économie de carburant évaluée à 3.250 euros. « Sur le carburant on ressort gagnant, mais je ne suis pas sûr que les professionnels bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les particuliers » témoigne Olivier de l’auto-école « Les Bosquets ».

Un permis différent

Obtenir son permis sur un véhicule électrique ne permet pas de conduire les voitures conventionnelles. Passer l’examen sur un modèle électrique fournira un permis BVA (Boite de Vitesses Automatique) et non BVM (Boite de Vitesses Manuelle). Pour Olivia, 18 ans, étudiante cagnoise cela fait une grosse différence : « Si j’ai le choix je préfère passer mon permis sur un véhicule « normal ». Actuellement, il y en a beaucoup plus sur le marché. Si mon futur emploi m’oblige à utiliser un véhicule de fonction à moteur thermique, je n’aurais probablement pas envie de repasser le permis ». En France, l’auto-école Marius (dans la Marne) a pris le pari du véhicule écologique. « C’est complètement différent dans la manière d’apprendre à conduire. Les repères et les bruits du moteur changent. Sans parler de l’utilisation du boitier de vitesse. On y voit ici une nouvelle façon d’aborder le permis de conduire traditionnel ». Avec des chiffres de ventes en augmentation, ces dernières années, les véhicules électriques pourraient bien stationner devant les auto-écoles à l’avenir.

Maxime Rovello