Dopage – Vous n’avez rien suivi à l’affaire Calvin, on vous la résume

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Clémence Calvin risque une suspension de quatre ans ©DR

La marathonienne française Clémence Calvin se serait soustraite à un contrôle antidopage au Maroc le 27 mars dernier. Une version qu’elle réfute en accusant l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

« C’était tout sauf un contrôle. C’était d’une grande violence ! » Clémence Calvin a lâché une bombe mercredi à son retour du Maroc, lieu de sa préparation du marathon de Paris de ce dimanche 14 avril. Désormais suspendue à titre conservatoire de compétition (y compris donc à Paris), l’athlète de 28 ans certifie avoir eu affaire à des « policiers français » et non des agents de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Cette version est dans la foulée démentie par Mathieu Theoran, secrétaire général de l’AFLD. « Nos agents ne se sont pas montrés violents envers l’athlète et son enfant. L’accusation d’usurpation d’identité est également fausse. » Les révélations de la coureuse de fond jette un froid sur la profession. Si la bataille judiciaire s’annonce longue, l’AFLD essaye tant bien que mal de protéger son image et l’efficacité de son travail.

Une ascension suspecte

Le 27 mars dernier, deux hommes et une femme missionnés par l’AFLD se déplace à Ifrane au Maroc pour réaliser un contrôle inopiné. Deuxième des championnats d’Europe pour son premier marathon en 2h26’28’’, un chrono tout proche du record de France de Christelle Daunay (2h24’22 »), Clémence Calvin a mis en alerte l’AFLD. Plus récemment, lors du semi-marathon de Paris le 10 mars, l’athlète de Martigues a battu le record de France du 5km. Sans contrôle antidopage, le résultat n’a pas été homologué. Le doute subsiste puisqu’elle ne désire pas se rendre à l’hôpital faire une prise de sang pour un « record anecdotique ». « Après la course, nous avons cherché à faire valider le record, pour la forme, […] mais pas de bol, le cadre ne convient pas aux contrôles et ils ont été annulés », explique la marathonienne sur Facebook pour éteindre la polémique. Elle risque jusqu’à quatre ans de suspension pour soustraction à ce contrôle.

Patrick Montel s’en mêle (et s’emmêle)

Le journaliste sportif de France Télévisions, connu pour être proche des athlètes, a pris part à cette nouvelle affaire de dopage. Sur sa page Facebook, « La voix de l’athlétisme » a tenté de dénoncer le « système » incitant les athlètes à se doper. « L’athlète est pris dans un engrenage, parce que le dopage fait partie inhérente du système. Tout le monde a intérêt à ce que l’athlète se dope. Quand je dis tout le monde, je me mets aussi dedans parce que c’est vrai que, quand il y a record du monde, c’est plus fort qu’une performance moyenne. » Pour ces propos offensifs, Patrick Montel ne sera pas aux commentaires du marathon de Paris dimanche sur France 3. Il est remplacé par Alexandre Boyon.