Des midis en musique à l’opéra de Nice

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Passer sa pause déjeuner en musique, c’est ce que propose l’opéra de Nice une fois par mois, avec les Midis musicaux. Avec des tarifs intéressants, le concert affiche complet à chaque date depuis sa création en début de saison.

Un mardi par mois, à midi et quart, l’opéra de Nice accueille environ 80 personnes dans le foyer Montserrat Caballé. La petite salle conviviale permet, au milieu de la semaine, de passer un moment de détente. L’opéra offre également la possibilité de déjeuner au bar ensuite. Anne-Christelle Cook, chargée de communication à l’opéra de Nice explique : « L’objectif est de faire découvrir les chœurs au grand public. Nous rendons cela très accessible, par la musique mais aussi par les tarifs. »

Les voix à l’honneur

Le concept n’est pas nouveau pour l’opéra. Des concerts de musique de chambre ont déjà été mis en place tous les lundi à midi et demi, au théâtre de la photographie et de l’image : « Une heure avec… ». Mais cette fois, ce n’est pas seulement ce style de musique qui est mis en avant. « Le but est de mettre la voix sur le devant de la scène, dans un registre où on l’attend peu : la musique de chambre » insiste Anne-Christelle Cook.  Sur les huit représentations prévues, quatre seront interprétées par le chœur de l’opéra. Les quatre autres présentent des élèves de l’association niçoise CALM (Centre d’Art Lyrique de la Méditerranée).

Un public restreint

A seulement 7€, le concept marche bien. « Depuis la première, le 22 octobre, les rendez-vous ont toujours été complets. Nous recevons 80 personnes à chaque concert. » Les habitués sont surtout des retraités, et quelques étudiants du Conservatoire. On pourrait penser que les employés du coin viendraient se détendre avec un peu de musique de chambre, mais non. Après un rapide tour d’horizon aux alentours de l’opéra, personne ne connaît. La Couqueto, L’étoile de l’opéra, le magasin Nicolas Alziari… Les midis musicaux sont inconnus. « Je conseille souvent à mes clientes retraitées de prendre le programme de l’opéra mais je ne connais pas du tout cette idée, raconte Martine, gérante du magasin Nicolas Alziari à deux pas de l’opéra, peut être quand je serais retraitée ! »

Mathilde Jager