Des ateliers d’écriture comme exutoire

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L’association l’Ecole des grands-parents européens organise des ateliers d’écriture à la Maison des Associations de Nice. Le But ? Permettre à ses membres de raconter et partager leur expérience à propos d’un sujet difficile : la privation du droit de visite des petits-enfants.« Je ne peux pas voir mon petit-fils. Ma belle-fille m’en empêche depuis des années » raconte Annie Casang. Dans une petite salle de la Maison des Associations de Nice, ce mardi, les témoignages similaires se succèdent. Depuis près de quinze ans, les membres de « l’Ecole des grands-parents européens » se réunissent. Ils couchent sur le papier les expériences douloureuses autour du droit de visite des grands-parents. « C’est un sujet peu médiatisé. Pourtant cela plonge certains d’entre nous dans le désarroi et va même jusqu’à déchirer des familles» ajoute Annie, la présidente de l’association.

Renouer le lien grands-parents – petits-enfants.

Pour libérer la parole, elle a eu une idée : organiser des ateliers d’écriture. « Cela change des groupes de discussion où certains n’arrivent pas à s’exprimer clairement ». En écrivant, les participants se livrent plus facilement. « Les résultats sont positifs, chacun a son style et cela donne lieu à de bonnes surprises » sourit la retraitée. Ce n’est pas tout. Cette initiative permet aussi de créer du lien avec les plus jeunes générations. « Certains n’hésitent pas à raconter leur vie. Ainsi, si les petits-fils veulent en savoir plus sur leurs grands-parents, ils ont une trace écrite » espère Jeanne, une des membres de l’association.

Malheureusement, l’atelier ne parvient pas à soulager des participants. Une psychologue vient ainsi à leur rencontre une fois par mois : « Il faut aider ces grands-parents à accepter ce qu’ils ne pourront sûrement jamais changer » conclut Annie.

Pierre Peyret