Démantèlement d’un trafic de drogue à Nice

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Salah Ben Safi comparaissait ce matin devant les magistrats de la sixième chambre correctionnelle du tribunal de Nice. Il est accusé d’association de malfaiteurs et de diriger un trafic de stupéfiants. Ses probables complices étaient appelés à la barre pour donner leurs versions des faits.« Je ne suis pas à la tête d’un trafic de stupéfiants, je suis seulement un voleur » se défend Salah Ben Safi. Le tribunal lui reproche d’être à la tête d’un réseau mafieux. Ses amis d’enfance de l’Ariane, Gémir, Charlie et Achi participent. Tous ont déjà été condamnés dans des affaires de drogue. Ben Safi a été arrêté alors qu’il rapportait de la marchandise espagnole en France. Une fois en prison, il aurait continué son commerce illégal et supervisé depuis sa cellule des transports de stupéfiants.

Ce que conteste Gémir à la barre « Salah n’a rien à voir dans cette histoire. J’ai pris l’initiative seul de retourner en Espagne pour récupérer d’autres marchandises ». Patrick Veron (Président de la sixième chambre correctionnelle) doute de cette affirmation. Les écoutes téléphoniques contredisent Gémir. Elles rapportent une conversation entre Ben Safi et lui à propos d’une location de box à Montpellier. Le garage aurait servi de cachette pour les stupéfiants. Une partie devait être revendue à Kadafi Hamada, un trafiquant marseillais.

Une absence remarquée

L’avocat de Kadafi, Maître Kassoul révèle : « Mon client n’est pas présent car il a eu peur des représailles. Sa présence aurait pu déclencher une fusillade ». Pendant une courte interruption de l’audience, un des amis de Ben Safi a même apostrophé l’avocat. Charlie, un autre prévenu décrit pourtant Kadafi Hamada comme un « homme intelligent et malin. Il a su habilement manipuler Gémir ». Charlie explique être venu au secours de Gémir et reconnaît avoir menacé Kadafi et sa bande.

La matinée s’est déroulée dans une ambiance tendue. La présence des nombreux policiers n’a fait que la renforcer. Une altercation violente est survenue entre le président de la chambre et l’un des prévenus. Un avocat à du intervenir pour demander aux deux hommes de se calmer. Le tribunal rendra sa décision en fin d’après-midi.

Mathilde Thomas

Marie Piat