David Casteu : « Un jour papa, je ferai le Dakar ! »

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Champion du monde 2010 des rallyes-raids motos, le Niçois David Casteu est de passage, ce vendredi, sur la Côte. A quelques semaines du départ du Dakar, il a présenté sa nouvelle moto et son équipe au Palais de la Méditerranée, à Nice. Portrait d’un aventurier. Des dunes à perte de vue. Le sable se fraie un passage entre les interstices du casque frappé de l’aigle Niçois. Sous le soleil de plomb, pas âme qui vive mis à part ce drôle de cavalier sur sa monture de métal. De retour sur sa côte d’Azur natale, David Casteu, rêve de grands espaces. Tel un marin qui rentre au port, il ne songe qu’à repartir voguer sur les mers de sable des cinq continents. Par deux fois vice-Champion du Monde des Rallyes Tout Terrain, ses yeux s’illuminent dès qu’il évoque la moto. « Se retrouver seul dans ce désert, de rouler… C’est un plaisir énorme, une expérience vraiment personnelle »  affirme-t-il. Cette année marque le 11e Dakar pour ce fou d’adrénaline. Première étape prévue à Nice pour présenter le team Casteu à quelques semaines du départ. « C’est pour moi une très grosse satisfaction de montrer à tous les Niçois mon camion, l’assistance, les gens qui ont travaillé dur.»  

Un champion précoce

Issu d’une famille d’exploitants agricole, le motard a toujours vu son père parcourir la propriété en deux roues. Le jeune David s’imagine déjà atteindre les sommets. «Un jour papa, je ferai le Dakar ! » répète-t-il, alors qu’il n’a que huit ans. Sa passion ? « Regarder la course sur le vieux poste de télévision familial, en noir et blanc ». Mais avant de se lancer dans la grande aventure, il consacre son adolescence à la compétition en Trial. A 18 ans, c’est la consécration, il devient champion de France senior. Encore amateur, le pilote participe au Rallye de Tunisie avant de s’inscrire au Dakar en 2003. Il remporte le trophée Elf les deux années suivantes. Fort de son succès, David revend sa concession moto et se dédie entièrement à sa carrière de pilote professionnel en 2006.

« Sans une équipe, on n’y arrive pas »

Le seul moteur pour ce compétiteur aguerri « c’est l’aventure, la découverte de nouveaux pays, des gens… Au-delà du côté sportif, je fais rêver beaucoup de gens à travers mes aventures ». Seul face au désert, il n’oublie pas pour autant ses coéquipiers « C’est une discipline où on a besoin d’être très soudés. On partage des moments de joie et d’autres très difficiles. Sans une équipe, on n’y arrive pas. » Un soutien dont il aura grand besoin pour cette onzième participation. « Cette année nous avons une étape marathon au Pérou, sans assistance sur 1000 km. On ne connait pas le parcours à l’avance mais il y aurait des dunes énormes. Quatre jours de 100% sable ! J’ai hâte ! »

Axel Ménard et Coralie Bouisset