Culturisme : Patrick Gérola, l’expérience au service du partage

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Patrick Gérola est un coach sportif à Nice. Ayant pratiqué le culturisme pendant plusieurs années, il partage aujourd’hui son expérience. Il veut stopper les préjugés et prouver que ce n’est pas une discipline où les athlètes sont dopés et écervelés. Portrait. 

Pull à rayures, montre verte, gel dans les cheveux, jean diesel, baskets Nike, Patrick Gérola renvoie l’image d’un jeune sportif. Pourtant ce déchaîné de sport est né en 1957 à Beaumont, dans le Nord de la France. Très souriant et accueillant, il nous fait découvrir l’univers du culturisme, appelé couramment bodybuilding. L’image mal vue de cette discipline par la société révolte le seul Français qui a remporté le Grand Prix de Londres en master.

Bodybuilding, un métier difficile

Patrick Gérola a pratiqué le culturisme en compétition à l’âge de 37 ans. « J’ai fait du handball aux Carabiniers Billy Montigny jusqu’à mes 35 ans. Ensuite je me suis tourné vers le rugby, puis finalement le culturisme », relève-t-il.  « Malgré sa mauvaise réputation, c’est un métier très difficile, qui nécessite un régime draconien. Sur une personne normale, il y a 20% de matière graisseuse et 5% sur un culturiste », poursuit-il. Responsable d’une salle de musculation à Lille, c’est là qu’il prend goût à la discipline. Il a commencé à la Fédération française d’haltérophilie musculation et disciplines associées (FFHMDA), la seule fédération qui faisait des contrôles antidopage. Il a baroudé à travers l’Europe où il a souvent eu un parcours honorable.

Un coach passionné

Très ouvert et désireux de partager son expérience, Patrick Gérola encadre des sportifs partageant la même passion. Katarzyna Olejnik, entraînée depuis un an et demi, a remporté le titre de « Miss univers » en body building, catégorie « shape », l’une des catégories les plus importantes en amateur. « C’est un coach extraordinaire. J’avais un petit niveau, mais il m’a transformée. C’est un passionné et il a énormément de connaissances dans tous les domaines du sport. Et même au niveau diététique ». Rigoureux, il sait se montrer très proche, malgré les coups bas reçus. « Il est plus qu’un coach, nous sommes devenus de très bons amis. Mais beaucoup se sont montrés ingrats envers lui. », raconte Katarzyna.

Une participation citoyenne

Patrick Gérola n’entraîne pas que des professionnels. Il s’est aussi ouvert à ceux qui veulent tailler leur corps sans devenir professionnels. L’ancien préparateur physique de l’académie Moussa Diop (Sénégal), qui a remporté le championnat benjamin futsal, veut jouer sa partition dans la lutte contre l’obésité. Il souhaite empêcher les gens d’aller voir des médecins qui leur font de la mésothérapie, une administration à l’aide d’une aiguille de médicaments. Dans sa salle, sise à l’hôtel Plaza de Nice, il accueille des personnes souhaitant perdre du poids grâce à programme et un suivi alimentaire. « En faisant cela, j’évite aussi que les gens aillent sur internet et prendre des produits nocifs ».

Responsable Sud-Est de l’International federation body building (IFBB), il se bat pour que le culturisme soit reconnu par le Comité international olympique (CIO) d’ici huit ans.

Diplômes sportifs

Brevet d’Etat d’activités gymniques de forme et de force.

Brevet de secourisme.

Arbitre international de bodybuilding.

Carrière sportive 

Vice-champion du monde en 1997 (France)

Mister Monde ACF en 1999

Vice-champion du monde en 2001 (Italie)

Vainqueur du Grand Prix de Londres 2001.

Moussa Sarr

Photo : Patrick Gérola, vice-champion de culturisme (France). © Moussa Sarr