Crossover : La ruée des bars

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Jeudi, deuxième journée du festival Crossover à Nice. Journée détente, entre deux nuits mouvementées, les artistes occupent les bars et clubs de la ville.

« On vient juste de finir d’installer le matos, les artistes ne sont pas encore là. » explique un membre du staff de la Zonmé. 14H début officiel des festivités, avec Afronymous. 15H30 toujours personne. Ça doit être ça que l’on appelle l’heure niçoise. De l’autre côté, au bar El Merkado, le débarras de vinyles s’est tranquillement installé. Collectionneurs chevronnés ou amateurs possédant un tourne-disque viennent vendre et acheter à bas prix ce qu’ils souhaitent, selon les disponibilités. « On les écoutes, on les vend ensuite pour en racheter d’autres. C’est un cercle vicieux. » explique le propriétaire d’un des bacs. La nuit tombe maintenant, il est temps de laisser la place aux artistes. Afronymous ayant entamé les hostilités à la Zonmé, le marathon commence. El Merkado avec Andrea Introvigne, décidé à mixer jusqu’à la fermeture du bar. Quelques rues plus loin, c’est le Bolybar qui enflamme son sol : The Forsaken et sa deep anglaise, mélangé à Reno et son groove endiablant. Toujours pas fatigué ? La soirée continue à 22h chez les copains du Mixtape sur les mashups aiguisés de Pulla, revisitant Reggae, HipHop et autres sons. Personne ne resiste à leurs rythmes. Pour les plus téméraires, la fin était au Bar’Oc. Monsieur Rêve aux platines achevait la soirée sous les yeux embués des clients du bar. Ils aimeraient que la nuit ne se termine jamais.

Lucas Mollard