Coupe d’Europe : la déception à la Française

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Trop souvent, les clubs français se montrent indignes de la Ligue des champions ou trop peu impliqués en Europa League. A mi-parcours cette saison, le bilan est déjà déplorable. 

Quel est ce syndrome typiquement français de ne jamais parvenir à être bon en Coupe d’Europe ? Malgré une demi-finale pour l’OL en 2010 et un quart de finale pour l’OM l’an passé en Ligue des champions (tous deux éliminés par le Bayern Munich), les clubs de l’Hexagone ne sont pas dignes des joutes européennes. La principale cause de ces manquements est simplement la différence de niveau criant entre les formations tricolores et leurs homologues étrangères. Les parcours de Lille depuis deux ans et de Montpellier et Marseille cette année le prouvent. Les clubs de Ligue 1 n’ont pas encore véritablement les épaules. Si dans le jeu, les trois équipes ont répondu présent, on regrettera en revanche les erreurs individuelles, le manque de réalisme voir même l’absence de prise de risques convaincante. A chaque fois, la victoire n’est pas loin, souvent l’élimination est à la clef. Cette année, c’est encore le cas puisque l’OM, le LOSC et le MHSC quittent la Coupe d’Europe sans avoir véritablement été catastrophiques.

 

Si la disqualification des Marseillais en Europa League peut être en partie expliquée par leur effectif limité, un manque d’envie dans cette compétition inintéressante et une volonté de se consacrer à la L1, les deux autres larrons, engagés en Ligue des champions, sont en revanche impardonnables. Et notamment lors de la défaite des Dogues à domicile contre le Bate Borisov et celles des Héraultais lors de la double confrontation contre l’Olympiakos. Face à des adversaires largement à leur portée, les deux clubs français ont manqué d’humilité et d’envie et se sont fait punir. Le très haut niveau est impitoyable et chaque erreur peut coûter cher. Avec un peu plus d’application et d’implication, Montpelliérains et Lillois auraient pu terminer troisièmes de leur poule, synonyme de renversement en Europa League.

 

Si pour le moment, Bordeaux, Lyon et le PSG font des parcours tout à fait respectables, il faut toutefois rester conscient de leur chance au tirage. Les trois derniers représentants français devront maintenant confirmer en huitièmes de finale de la C1 pour les Parisiens et de la C3 pour les deux autres, quels que soient les adversaires qui leur seront «offerts». Il ne serait pas étonnant d’être une nouvelle fois déçu ou frustré. Une habitude française …

Etienne Andurand