Cinéma Indépendant : Nice dans l’ombre cannoise

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Mardi 3 décembre se tient la journée nationale du cinéma indépendant. Si Cannes se démarque par la variété de son offre, à Nice, on préfère le box-office.

Nice n’aime pas beaucoup le cinéma indépendant. Karin Ramette, chargée des relations publiques à l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) confie « On est très peu présent sur Nice. On essaye d’organiser des événements un peu partout avec plusieurs partenaires, pour faire découvrir l’indé aux collégiens, on demande à certains cinémas de changer leur programmation. Mais Nice vit un peu dans l’ombre de Cannes ». L’association a soutenu une dizaine de films indépendants en 2013. La plupart ont été présentés à Cannes. Le cinéma Mercury, sous les arcades de la place Garibaldi, veut se différencier. Volonté du Conseil général et du programmateur, les blockbusters sont recalés à l’entrée : « On favorise le cinéma d’auteur et indépendant, l’art et l’essai. Ça aide aussi les cinéastes de la région » déclare le gérant. Sur l’indépendant en revanche, ce dernier n’a pas souhaité répondre.

Un contraste établi

Si la pub et le public niçois sont moins friands d’indépendant que sur la croisette, ils sont nombreux à fréquenter les salles quand certains succès du genre se montrent. « SuperTrash, documentaire français, a eu un certain succès à Nice » confirme le Mercury. Quelques kilomètres plus loin, au pays du glamour et des paillettes, Cannes est devenu un spécialiste de tous les amoureux du 7ème art. Avec le festival qui met en lumière le cinéma mondial à chaque édition, la ville ne laisse que les miettes pour sa petite sœur. Si le box-office règne toujours en maître sur le nombre de copies distribuées, l’indépendant Français fait grise mine, alors qu’il affiche une bonne forme outre Atlantique (avec 83 millions de dollars de recette en 2012, ce chiffre est en constante augmentation depuis 4 ans). Depuis la fermeture du Balzac, prestigieuse salle parisienne qui favorisait ce type de films en 2011, le nombre de productions à faible budget qui sort chaque année reste marginal, le nombre de celles qui réussissent à percer encore plus.

Romain Béteille, Dume Vitali