Christian Estrosi veut voir la Promenade des Anglais de Nice à l’Unesco

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Christian Estrosi le député-maire de Nice, a officiellement annoncé la candidature de la promenade des Anglais au patrimoine mondial de l’Unesco. (photo officielle)

Le député-maire de Nice, Christian Estrosi (UMP) a annoncé jeudi soir, vouloir inscrire la Promenade des Anglais au patrimoine mondial de l’Unesco. Décryptage.

Un premier site maralpin au patrimoine mondial de l’Unesco ? C’est le souhait de Christian Estrosi, le député-maire de Nice (UMP). Il l’a annoncé jeudi soir, lors de l’inauguration de «L’Association les amis du maire», à l’Acropolis. Dans son discours, les indices s’enchaînent peu à peu. Il évoque la majestuosité de la Méditerranée: «Elle est vive, elle est puissante, elle est comme le caractère des Niçois». Ses mots rendent hommages aux bâtiments à l’architecture art-Déco, qui longent cette mer (le Négresco, les villas). Christian Estrosi joue l’amoureux:  «Voilà la Baie des Anges, son arrondi parfait, au loin ses collines douces, et le soleil qui descend dans le ciel de pourpre, celui des soirs d’hiver, si net, si précis, jusqu’à l’Estérel». Son adjoint Pierre-Paul Léonelli, qui a appris la décision du maire pendant son discours  s’accorde sur le choix de la promenade des Anglais: «C’est un lieu emblématique qui a inspiré la Baie de Rio par exemple. Pour moi, les critères de l’Unesco sont remplis». L’ère des loisirs, une période significative de l’histoire humaine selon lui. Le critère numéro quatre dans la grande liste des exigences fixées par la Convention du comité de l’Unesco.

La promenade des Anglais à l’Unesco en 2014 ?

La route est longue pour que la promenade des Anglais rejoigne les 38 autres sites français classés. En proposer un à l’Unesco ne se fait pas au nom d’une ville. C’est le pays qui appuie la demande. Christian Estrosi devra alors s’adresser à la France. Première étape, le 21 décembre. Le conseil municipal lancera le processus d’inscription. Roni Amelan, rédacteur anglophone chargé des questions du patrimoine à l’Unesco, précise: «Chaque année, un pays peut proposer au comité deux sites au maximum, un pour la culture, un pour la nature. Et cela en février mais pour l’année suivante». Flux des touristes, préservation, remarquabilité, pérennité de la valeur du site, les critères sont multiples et consultables sur le site de l’Unesco. Les Alpes-Maritimes auront alors peut-être la joie d’annoncer qu’un de leurs sites est au patrimoine mondial de l’Unesco, au plus tôt en 2014. Les membres de la ville en charge de ce dossier sont confiants : «Nous avons bon espoir que le projet puisse suivre son chemin jusqu’à un terme positif, sous réserve que nous puissions y travailler avec sérieux et détermination».

Sarah Dehaut