Chauds les marrons

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Le rugby azuréen va avoir droit à sa grande affiche de fédérale 1, dimanche au stade Perdigon. Grasse et Nice vont s’affronter dans une atmosphère qui s’annonce tendue. Deux équipes avec un contentieux qui date des matches de pré-saison.« Je pense que ça va être plus une guerre qu’un beau match de rugby. » En une phrase, David Penalva donne le ton. Le derby entre Grasse et Nice s’annonce houleux. Tout comme l’avait été le match amical de pré-saison entre les deux formations azuréennes. En quelques quarts censés permettre au promu de s’étalonner face à une grosse écurie de Fédérale 1, les échauffourées se sont multipliées. Le seconde ligne niçois confirme : « Ça ne s’était pas trop bien passé. A vrai dire, on ne pensait pas trop à jouer au rugby (rires) ». Du côté de l’entraîneur des avants du RNCA Will Johnson, le constat est tout aussi sévère. « Cette rencontre, c’était une véritable bagarre. Pour tout dire, c’était un beau bordel. »

Pourtant, les deux équipes entretiennent de bons rapports. Nicolas Bonnet, entraîneur grassois, explique : « Avec le staff de Nice, Manu Boutet et Nicolas Szezur (NDLR préparateur physique) en tête, nous échangeons souvent les vidéos de nos matches pour que chaque équipe puisse analyser le jeu des formations qu’on s’apprête à rencontrer. On se connait très bien ». Et les joueurs aussi. Certains ont joué pour les deux clubs.

« Plus de détermination que pour un autre match »

Paradoxalement, cette présence d’anciens partenaires n’apaise pas les tensions. David Penalva acquiesce : « Les mecs se connaissent bien et c’est un match particulier pour eux. Ils veulent faire bonne figure. Du coup, il y a peut-être un peu plus de détermination chez eux que dans les autres rencontres ». Et pour les entraîneurs, la difficulté consiste à faire oublier au joueur cet aspect « guerre de village ». Chaque staff essaie de recentrer ces joueurs autour de l’enjeu sportif.

Will Johnson assure que « c’est le plus gros problème ». Du coup, on ne parle que de jeu ou d’impératifs sportifs. Histoire de calmer les esprits. Nicolas Bonnet tente par exemple de rappeler les priorités à ses troupes. « Vu notre situation, c’est de prendre des points. Peu importe qui est en face. Le derby passe au second plan ». A Nice, on n’a pas changé non plus la manière de préparer la rencontre. Un moyen de ne pas rajouter de la pression sur les joueurs.

Malgré tous ces efforts, on sent une atmosphère spéciale autour de ce derby. A l’aube de Noël, il ne faudrait pas s’étonner que les deux équipes s’échangent quelques marrons.

Jean-Baptiste Esculié

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