C’est l’ouverture des marchés de sapins à Nice

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                          UN SAPIN POUR EGAYER L’HIVER

Habillé de vert, recouvert d’aiguilles et ami de tous en période de fêtes, qui suis-je ? Le sapin de Noël pardi ! Depuis hier matin il est possible de choisir un conifère en plein air pour le ramener chez soi et le parer de couleurs de fêtes. Rendez-vous tous les jours de 7h à 20h à la Gare du Sud, sur la Promenade des Anglais ou encore au square Goiran…

Il fait froid ce matin à la Gare du Sud… Cela n’empêche pas Virgile et ses acolytes maraîchers d’être sur le pied de guerre. « On a une centaine d’arbres à écouler dans un créneau de deux semaines à peu près » précise l’homme, chaudement vêtu pour résister au climat hivernal. Mais voilà, il n’y a pas foule aujourd’hui. Le marché de Libération, à quelques mètres, est pourtant l’assurance d’être placé à un endroit stratégique.  « Le sapin a une aura hautement attractive », confirme Virgile, « c’est un point de ralliement très symbolique pour les gens. Pas de sapin : pas de Noël ! ».

Indispensable, même en temps de crise

Et ce n’est pas Sarah, étudiante boursière, qui va le contredire : « Mon budget est toujours un peu serré, surtout en période de fin d’année avec tous les cadeaux à acheter. Mais le sapin reste pour moi indispensable ! Je ne peux pas y résister » avoue-t-elle. Pas de crise pour l’arbre de décembre donc…

Heureusement pour les petites bourses, il y en a pour tous les prix. De 15 euros pour une plante basique à plus de 100 euros pour un géant majestueux : chaque Français peut en principe s’offrir de quoi faire rêver les enfants à la maison. Question taille, l’objet de toutes les convoitises s’adapte également à tous les appartements avec une échelle variant d’1 mètre 20 à 1 mètre 90 en moyenne.

Mais le vrai critère important reste la variété. « Nous vendons aussi bien des épicéas que des Nordmann », précise Virgile, « le Nordmann a plus la cote car il est de meilleure qualité et ses aiguilles plates ont une très longue durée de vie. Il faut tout de même savoir que son prix représente presque le double de celui d’un épicéa ».

Un folklore attractif

Petits nouveaux de cette année : les sapins flockés, avec leur parure rouge, noire ou or. Vendus en pépinière ou chez les fleuristes, ils sont l’objet d’un véritable phénomène de mode. Traités chimiquement, ils sont toutefois montrés du doigt par les écologistes.

Mais « rien ne vaut le véritable sapin des forêts du Nord, cultivé sur un terrain montagneux et garant de nos traditions ! », comme le clame fièrement Virgile.  Autour de lui, les enfants émerveillés ne manquent pas d’acquiescer…

                                                                        Josepha Toquereau-Dekarz