Ça chauffe en terrasses !

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Les cafetiers et restaurateurs du cours Saleya ou de la place Garibaldi vivent de leurs terrasses. Et pas de problème en hiver : l’affluence est toujours là malgré le froid et la pluie dans ces bunkers surchauffésQui a dit que Nice ne vivait que l’été ? Même si les températures dégringolent et que le temps fait des siennes, les terrasses des cafés continuent à grouiller de monde. Les devantures se transforment en bunkers surchauffés.

Les commerçants niçois se sont en effet équipés : convecteurs muraux, parasols chauffants, panneaux ionisants… Tout est bon pour recréer un microclimat exotique sur sa terrasse. Et ça marche ! « Les places près du chauffage sont prises d’assaut !  » plaisante le serveur d’un bar du cours Saleya, « et certains soirs, on a presque autant de monde qu’en plein été. »

Dernière nouveauté en date, l’arrivée des chauffages nouvelle génération. De forme conique, leur centre composé d’un tube en verre laisse entrevoir une immense flamme. Un petit détail esthétique qui permet de sortir du lot. Cette « sculpture chauffante » fonctionnant au gaz a un prix. Elle est en moyenne 2 à 3 fois plus chère qu’un parasol chauffant classique. Mais le coût est vite amorti par le bénéfice.

Tout le monde y gagne…

Coté clients, les retours sont positifs. Les terrasses chauffées permettent de profiter de la ville, sous ces températures sibériennes. Une façon de « s’enfermer dehors » plutôt que de rester cloitrés dedans. Un principe qui est loin de déplaire aux touristes. « On peut manger à l’extérieur et profiter du charme de la ville même s’il pleut  » raconte Mary, une quinquagénaire anglaise en visite à Nice. Brumisateurs ou chauffages, les commerçants niçois ont bien compris comment faire pour que leurs terrasses soient toujours pleines.

Serena Santucci

crédit photo : S.S.