C’est la fête de l’Aïd el-Kebir

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Les 120 000 musulmans des Alpes-Maritimes célèbraient ce mardi l’Aïd el-Kebir, la fête la plus importante de l’islam. Malgré les averses qui s’écoulent ce mardi sur l’ensemble du département, c’est dans la joie et la bonne humeur que les musulmans azuréens s’apprêtent à fêter l’Aïd el-Kebir. « C’est une occasion de se retrouver en famille et entre amis », se réjouit Kamel, commerçant ambulant à Grasse. « Je reçois tous les ans de l’argent de la part des membres de la famille, c’est bientôt moi qui achèterait le mouton… », plaisante Nael, son fils âgé de 11 ans.

Surmonter les préjugés

L’Aïd n’est pas une obligation religieuse, c’est une coutume durant laquelle il faut savoir se rendre « le plus généreux possible », insiste Souleymane Razghallah, un imam de Seine-Saint-Denis : « Oublier ses problèmes et se rassembler pour partager en toute simplicité, voilà l’esprit de cette fête ». Il assure que contrairement aux idées reçues, les musulmans ne tuent pas de moutons dans leurs appartements.

C’est également le message que souhaite faire passer Hamdi, boucher niçois situé près de la gare Thiers : « cela va à l’encontre de nos valeurs. Il n’est certes pas évident pour tous les fidèles de pouvoir se rendre à l’abattoir (voir l’encadré), mais de là à imaginer qu’on égorge nous-même des animaux dans nos baignoires, c’est absolument incroyable ! »

L’Aïd el-Kebir intervient à la fin du hadj, le pèlerinage à la Mecque. Il commémore le sacrifice d’Abraham qui s’apprêtait à sacrifier son fils Ismaël afin d’obéir à un commandement divin. C’est alors que l’archange Gabriel le remplaça par un mouton.

Hassan Sharouda