Bivouac blanc à Nice

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A quarante jours du départ du Dakar en Argentine et au Chili, le pilote niçois David Casteu et son écurie ont monté leur bivouac sur la Promenade des Anglais à Nice.

L’heure des dernière vérifications avant le grand départ a sonné. Pour les pilotes européens, tout doit être prêt à quitter le Havre le 25 novembre. Direction Buenos Aires, après trois semaines de traversée.

La question du jour était le montage du bivouac. Cette année, ASO, l’organisateur de la course, a pris de nouvelles dispositions, en installant un service center Elf où les concurrents amateurs sans assistance pourront se fournir en huile moteur. Elf étant un sponsor majeur du Team Casteu, c’est à son bivouac que les coureurs viendront chercher leur huile moteur. Tout autour du bivouac, des panneaux publicitaires, des drapeaux Elf…

Bivouac blanc

Mercredi, tout partira, direction le Havre puis Buenos Aires. David Casteu et son équipe suivront le 28 décembre, après un séjour en montagne pour parachever la condition physique du team. Le bivouac de Nice est le premier bivouac blanc avant le grand départ. Un second aura lieu à Tourrettes-de-Fayence (Var) ce week end. « C’est l’occasion de voir les derniers détails. Par exemple, on sait qu’on aura besoin d’un emplacement de 15 mètres par 14. Les pilotes officiels seront côté droit du bivouac, les deux coureurs amateurs qu’on emmène seront à gauche. Au milieu, il y aura le comptoir Elf, pour les pilotes amateurs sans assistance. Il manque juste l’éclairage… Les tentes des pilotes, on pensait les mettre derrière mais avec les groupes électrogènes, on risque de mal dormir… On les mettra sur les côtés », explique David Casteu, qui, en plus de sa casquette de pilote, se charge de l’organisation et du marketing de son écurie. Ce week end, ce sera le test final du bivouac, sur terre, dans l’herbe. Et il faudra que tout se passe bien, parce qu’ensuite, ce sera trop tard pour rectifier le tir.

Séparation des tâches

L’année passée, il y avait un responsable logistique dans l’équipe, qui montait et démontait le bivouac chaque jour. Cette année, chaque mécanicien sera responsable de sa partie : tente, tables, bâche. Chacun maitre de sa partie, c’est une idée de David Casteu. Lors du Dakar 2010, il n’y avait pas de manager ni de répartition précise des tâches. Tout le monde se marchait sur les pieds, d’où plusieurs prises de tête. « J’ai un caractère particulier, avoue le pilote. J’ai une certaine idée de comment les choses doivent être faites, je ne voulais pas déléguer cette tâche. Alors cette année, c’est moi le chef ! ». En attendant, il passe son temps pendu à son téléphone. Les motos, dont celle de la course qui doit être dévoilée ce soir à la Villa Massena, ne sont toujours pas arrivées. Quand elles arrivent enfin, tout le monde s’active dessus : il faut encore y coller les stickers des sponsors.

Alice BRU