Basketball : un collectif soudé

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Les filles du Nice Cavigal Basket sont en tête de la ligue 2 à la trêve. Une réussite qui s’explique par la bonne cohésion du groupe et sa diversité.

Fabienne Constant (gauche) et Elodie Decker (droite), deux joueuses majeures des Nss’Angels. DR

Les basketteuses de Nice ont le vent en poupe et enchainent les victoires. Sans doute parce qu’elles ont su insuffler une âme à leur équipe. « Il y a eu beaucoup d’arrivées cet été mais les filles se sont bien intégrées au groupe » se réjouit Jeanne Shenghor-Sy la capitaine de l’équipe, au club depuis 4 ans. Les joueuses qui s’entrainent 3 à 4 heures par jour sont toutes salariées du club. La plus jeune, Margaux, a 19 ans et suit des études de psychologie à la fac en parallèle avec le basket. Pas facile de concilier la vie de sportive avec la vie d’étudiante ! « Même si mon projet sportif est proritaire aujourd’hui, il faut penser à la suite » souligne la jeune fille déjà pleine de maturité. Des affinités se sont créés entre ces filles provenant de milieux et d’horizons très différents. Chacune a son histoire et la plupart n’ont pas eu un parcours facile. « Les filles elles sont jeunes mais elles ont du vécu » souligne la capitaine du haut de ses 30 ans. Une capitaine originaire du Sénégal, et que l’on a un peu poussée à faire du basket. « Je joue depuis l’âge de 13 ans. Au début je n’aimais pas trop ça mais j’ai pris du plaisir avec les années ». Les autres sont originaires du Soudan, de Bourges ou de Strasbourg et cultivent leur racines. A Noël, elles rentreront toutes chez elles pour retrouver leur famille et leurs proches. De quoi se ressourcer pour bien aborder la 2e partie du championnat.

Un coach fier de ses joueuses

Le coach Rachid Méziane leur a permis un petit écart d’hygiène alimentaire pour les fêtes. Un coach fier de ses joueuses et qui entretient une relation privilégiée avec ses filles ! « Elles sont toujours à l’heure, motivées à l’entrainement et à l’écoute » se félicite t-il. Sur le terrain, les filles prennent du plaisir à jouer ensemble. Ces filles ont du caractère et c’est ce qui plaît à leur entraîneur. Si parfois il y a des petites tensions dans le vestiaire, sur le terrain elles forment un bloc. Chacune se met au service de l’équipe. Parfois les filles se retrouvent en dehors du basket pour aller au cinéma ou boire un verre. Le groupe vit bien et enchaîne les victoires. La dernière en date, samedi dernier face à Angers, dans un match pour la première place. Après leur victoire, les filles se sont laissées aller à une chorégraphie de gangnam style sur le parquet. Preuve qu’elles sont aussi à l’aise dans leurs pompes qu’avec un ballon en main.

Pierre-Alix Faivre