Basket – NBA : Faire du neuf avec du vieux

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Les anciens ont eu la cote sur le marché des transferts 2012. Plusieurs stars proches de la retraite ont signé dans les plus grosses franchises de la NBA. Comment expliquer de telles convoitises ?

Le talent et l’expérience avant tout

New York, Miami, Los Angeles (Clippers et Lakers). Ces franchises ont fait le choix de recruter des joueurs en fin de carrière. Cela peut paraître surprenant quand on sait qu’elles luttent pour le titre. Mais des joueurs de cet acabit peuvent s’avérer très précieux. Ils ont l’expérience des années passées en NBA, des matches à enjeux… Rien de tel pour encadrer les jeunes et leur permettre de gagner en confiance et en maturité. Mais pour la plupart de ces joueurs, leur talent a été un motif de recrutement. Steve Nash (38 ans, Lakers), Jason Kidd (39 ans, New York) ou encore Ray Allen (37 ans, Miami) sont toujours des basketteurs exceptionnels. Les deux premiers ont encore le coup d’œil pour organiser le jeu et distribuer de vrais « caviars ». Un type de joueur dont avaient besoin Knicks et Lakers. Ray Allen reste lui un des meilleurs shooteurs à 3-points de la ligue. Il est un atout majeur pour le Heat en back-up (remplaçant) de Dwyane Wade.

Ray Allen, une recrue de poids malgré son grand âge

Un intérêt financier également

Le talent, l’expérience… Tout cela est bien gentil ! L’intérêt de recruter des joueurs aux portes de la retraite est aussi financier. Un plafond salarial (salary cap) est fixé par une convention collective signée entre le commissionnaire, les propriétaires des franchises et l’association des joueurs de la NBA. Pour cette saison, il est de 58 millions de dollars. Si une équipe dépasse ce plafond, elle est soumise à la luxury tax. Les franchises doivent payer un dollar pour chaque dollar dépassant le seuil. Les Lakers, avec leur masse salariale de 100 millions de dollars doivent 42 millions à la NBA. Les franchises ayant recruté des anciens cette saison, sont des habituées de la luxury tax. Ils ne prennent pas des vieux joueurs avec des « petits contrats » pour ne pas payer la taxe, mais pour qu’elle soit moins élevée. La plupart ayant déjà trois contrats à plus de 10 millions d’euros à l’année dans leur effectif.

Chacun y trouve son compte

Signer des joueurs en fin de carrière peut être une aubaine pour les franchises mais aussi pour le joueur lui-même. Pour certains, c’est l’occasion d’enfin obtenir un titre NBA (ou un nouveau) en jouant dans une grosse équipe. C’est le cas à New York avec Marcus Camby et Kurt Thomas, ou aux Lakers avec Steve Nash. Ce dernier a été désigné deux fois meilleur joueur (MVP) de la saison régulière, sans jamais remporter de titre. Cette pratique n’est pas une nouveauté. Karl Malone et Gary Payton avait signé chez les Lakers à 40 et 35 ans en 2003-2004 pour « seulement » un million de dollars dans le but de devenir champion. L’expérience ne s’était pas avérée concluante…

Dorian Tillard