Basket – En Nanterre promise ?

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La Halle Carpentier à Paris le 17 octobre 2013, théâtre du premier match de l'histoire de Nanterre en Euroligue contre le CSKA Moscou (59-62)

Après la France, l’Europe du basket découvre Nanterre. Fort de son premier titre de champion de France conquis en juin dernier, le club francilien a trouvé un nouveau terrain de jeu à ses exploits : l’Euroligue. Les hommes de Pascal Donnadieu disputent ce soir un match décisif pour leur avenir européen. Ils pourront compter sur un soutien sans faille de leurs supporteurs et sur la ferveur de toute une ville dont ils sont désormais la vitrine sur le plan continental.

Barcelone, Moscou, Kiev, Belgrade et… Nanterre. Non, il n’y a pas d’erreur de casting. Ce soir, les petits hommes verts de la JSF Nanterre ont rendez-vous avec l’histoire, avec leur histoire. Un match qui pourrait les propulser encore plus haut, eux et toute leur ville. Dans une halle Carpentier pleine à craquer, le leader de la Pro A affronte le Partizan Belgrade, une institution du basket européen. Pour cette rencontre, qualifiée de « capitale » par l’entraîneur nanterrien Pascal Donnadieu, c’est toute une ville qui se met à rêver d’une impensable qualification au Top 16 européen comme le témoigne Loris Sanlaville, membre de la communication du club : « Ce n’était pas un objectif au début, mais maintenant c’est une envie commune ».

La JSF Nanterre, vecteur de lien social avant tout

Une ambition pour laquelle la mairie apporte une aide précieuse en étant « en totale cohésion avec le club et en les accompagnant dans les déplacements à l’étranger » affirme Aurélie Bouclin, secrétaire du Palais des Sports Maurice Thorez, antre de la JSF. « On les aide énormément pour tout ce qui est budget, communication. Mais tout cela se fait naturellement et sans contrainte car c’est un plaisir d’aider des gens aussi simples » continue la représentante du service des sports à la mairie de Nanterre. Simples, c’est le mot juste. Quels joueurs d’une équipe sur le toit de son sport en France irait saluer chaque jour les agents d’entretien de leur club ? Pas beaucoup. Il est vrai que cette équipe s’est construite au fil des ans, des décennies même, au milieu de quartiers sensibles des Hauts-de-Seine. Des quartiers pour lesquels le club s’est toujours montré présent en organisant différents événements axés autour du basket.

 Fier de représenter Nanterre à l’échelle européenne

Mais si la ville de Nanterre est fière de son équipe et de ses valeurs, le club, lui, est conscient de faire vivre « un rêve à tout le monde » selon Loris Sanlaville. « Battre Barcelone, ce n’est pas donné à tout le monde finalement » continue ce membre du club. « Ici, chacun se mobilise, tout se fait ensemble pour aider cette équipe à aller le plus haut possible ». résume Aurélie Bouclin. Avec de l’humilité, de la fidélité et surtout de la solidarité, de Nanterre au paradis, il n’y a qu’un pas qu’il faudra franchir ce soir.

 Fabien MARIAUX