Baguette, menottes et piment : quand l’Émission Politique de France 2 se transforme en télé-achat.

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François Asselineau (UPR), sur le plateau de l’Émission Politique du 4 avril 2019. Photo : Capture d’écran France 2

Jeudi soir, lors de l’Émission Politique diffusée sur France 2, chacun des douze candidats aux Européennes est venu avec un objet traduisant sa vision de l’Europe. Au programme, de l’imagination et des surprises insolites.

Quand un rendez-vous de démocratie européenne se transforme en sketch burlesque. Douze candidats aux Élections Européennes, qui ont lieu le 26 mai prochain, étaient réunis jeudi dernier  devant 1,6 million de téléspectateurs sur France 2, dans le cadre de l’Émission Politique. Durant celle-ci, les participants devaient, lors d’une séquence, apporter un objet de leur choix, en rapport avec leur vision de l’Europe. Les dix hommes et deux femmes politiques se sont prêtés au jeu, pour le plus grand plaisir des réseaux sociaux.

« Alors doudou, tu ne viens plus aux soirées ? »

François Asselineau, candidat de l’UPR (Union Populaire Républicaine) a ouvert ce « vide-grenier télévisé » en dégainant une paire de…menottes. Celle-ci, bleue et jaune, aux couleurs du drapeau de l’Union Européenne, avec une clé bleue, blanche et rouge. Un symbole traduisant l’idéologie du politique souverainiste. L’Europe nous attache (menottes) et la France (clé) nous libère de l’Union. Bien pensé mais rapidement détourné sur les réseaux sociaux avec des références au sketch culte d’Omar et Fred dans le SAV des Émissions de Canal +.

La baguette de Philippot

Florian Philippot, candidat des Patriotes et ex-bras droit de Marine Le Pen a quant à lui choisit…une baguette de pain. « Symbole de la France devenu symbole des méfaits de l’UE lors du passage à l’euro. » Peut-être a-t-il réussi à se mettre les boulangers de France dans la poche, à moins qu’il n’ait acheté sa baguette dans un supermarché ? En tout cas, bon appétit à lui !

L’Europe, cette passoire

Jordan Bardella, poulain du Rassemblement National, voulait traduire l’incapacité de l’Europe à protéger ses peuples. Une Europe qui laisse tout passer, un peu comme cette passoire rouge emmenée sur le plateau de France 2. Un objet qui a du ravir les étudiants qui s’en servent souvent pour faire des pâtes ou pour faire autre chose…

« J’aime le piment d’espelette »

Cette phrase, entendu dans les bouches du Palmashow et d’Yves Camdeborde, aurait pu être celle de Nathalie Loiseau, tête de liste de la République En Marche. L’ex-ministre d’Édouard Philippe, en charge des Affaires Européennes, est venue avec un pot de piment d’espelette. Une faim inopinée ? Un placement de produit ? Non, juste une façon pour la candidate de saluer l’Europe, salvatrice de ce piment, sauvé de la contrefaçon chinoise par un label.