Arnaud Trévisiol : « L’événement de l’année des Alpes du Sud »

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Depuis 1993, l’ancien pilote Arnaud Trévisiol organise et anime les activités sportives à Isola 2000. Manifestation majeure de son calendrier : le Trophée Andros. À la veille du début de l’épreuve, ce passionné raconte l’importance de ce weekend pour la station.

Ce vendredi débute la 25e édition du Trophée Andros. C’est l’heure des derniers préparatifs. Comment se passe l’organisation d’un tel événement ?

Chaque année, la préparation du Trophée Andros s’anticipe 6 mois à l’avance. Avec toute mon équipe, on travaille pour mettre la station dans les meilleures conditions. L’épreuve revient tous les ans donc l’expérience nous aide, mais la pression est toujours la même. Il faut gérer les aspects sportifs, économiques et médiatiques. Le week-end de l’événement est majeur pour la station, il ne faut pas se louper.

A ce propos, quels sont les retombées d’une telle manifestation pour Isola 2000 ?

L’impact est énorme et on le remarque à différents niveaux. D’un point de vue médiatique déjà c’est considérable. C’est un événement très suivi en France mais aussi en Europe. Les Anglais, les Allemands, beaucoup d’étrangers s’intéressent au Trophée. Ensuite au niveau économique. Il s’agit du plus gros week-end de la station, plus important que celui de Noël. Tout est complet, pendant 4 jours la station vit à un rythme incroyable.

« TOUS LES INGRÉDIENTS SONT RÉUNIS POUR RENDRE CET ÉVÉNEMENT POPULAIRE »

En fait le Trophée Andros représente l’événement de l’année…

Complètement ! La station est réputée grâce à ça. L’image que le Trophée dégage est très positive. On a réussi à transformer un weekend creux et peu fréquenté, en un week-end énorme. Depuis hier, 80 personnes s’activent dans la station et demain on attend plus de 5000 personnes. Quelque-soit la météo il y aura du monde. C’est le plus gros événement des Alpes du Sud.

Le Trophée Andros est une réussite depuis de très nombreuses années maintenant. Quels sont les éléments qui participent à ce succès ?

La notoriété des pilotes joue beaucoup dans l’attractivité. Avec des grands noms du sport automobile comme Alain Prost, Olivier Panis, Yvan Muller… Mais également avec la présence de personnalités comme Jean-Pierre Pernaut, Jean-Marie Bigard ou encore l’ex Miss France Laury Thilleman. Du spectacle, une compétition à la montagne, tous les ingrédients sont réunis pour rendre cet événement populaire.

On parle de gens connus et médiatiques, mais un autre pilote fait parler de lui : Christophe Ferrier. Originaire de Nice, lui aussi valorise l’image…

Bien sûr ! Christophe c’est le régional de l’étape. Et puis surtout il gagne. A 27 ans, il est devenu le leader du Trophée Andros version électrique. Il a remporté le championnat lors des deux dernières saisons à bord de son Andros Car aux couleurs de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Justement, la métropole et plus largement les collectivités vous aident en soutenant l’événement. Cet apport est important ?

Il est même fondamental. Le coût global du Trophée Andros pour Isola 2000 représente la somme de 100 000 euros. Grâce aux subventions apportées par la ville de Nice, le Conseil Général des Alpes-Maritimes et les partenaires privés, le coût pour la station est nul. Le partenariat avec la métropole est très important. L’image de Nice parle aux gens. Grâce à ça, le lien avec le Trophée Andros est fait et c’est comme ça que l’on se rend compte qu’il n’y a pas que la plage, mais aussi la montagne.

Matthieu Drouin