Angoisse dans les rues du Vieux Nice

0
274

Avant hier, les commerçants de la rue Pairolière ont prouvé que l’union fait la force. Trois hommes d’origine tchétchène sont venus semer le trouble dans cette rue pourtant tranquille. C’était sans compter sur la solidarité des Niçois qui ont réussi à stopper les malfaiteurs.« Monsieur, monsieur, vous êtes en train de vous faire voler ! » C’est aux environs de 16h que des cris retentissent rue Pairolière. Ni une, ni deux, Ciro, propriétaire de la boutique Girofle & Cannelle, se précipite hors de son magasin pour rattraper les voleurs. « C’étaient trois hommes assez baraqués, le temps que je sorte ils étaient déjà en train de dévaliser les portants du magasin de vêtements un peu plus bas.» Marie*, la vendeuse, seule face aux trois hommes a tenu tête. « Je leur ai demandé de reposer les vêtements qu’ils m’avaient dérobé mais ils ont commencé à me menacer, j’étais terrorisée » C’est sur ces entrefaits que Guy*, un autre commerçant de la rue, est également intervenu. « Ciro et moi nous étions de chaque côté, on voulait les bloquer en attendant la police.»

Le pire a été évité

« Deux d’entre eux ont réussi à s’échapper et le troisième a sorti un énorme couteau de cuisine, déclare Ciro, j’ai essayé de temporiser parce qu’il était vraiment menaçant alors j’ai reculé jusque sur le boulevard Jean Jaurès.» Des passants scandalisés par la scène ont tout de suite appelé la police. Marc*, voisin de Ciro, est sorti de sa boutique avec une barre de fer pour prêter main forte à son collègue : « je n’avais pas l’intention de m’en servir, je voulais juste qu’il voit que nous n’avions pas peur de lui.» Ciro, lui, s’est saisi d’un seau d’eau et l’a jeté au visage de son assaillant « il fallait bien que je me défende tout en gardant mes distances, il n’en croyait pas ses yeux ! » L’équipe de jour de la BAC en scooter est rapidement arrivée sur place et a arrêté le malfaiteur. Une enquête a été ouverte pour retrouver ses complices. Seulement quelques commerçants ont porté plainte et se sont constitués partie civile. Craignant des représailles, les autres ont préféré s’abstenir à l’image de Nes buraliste de la Civette Garibaldi : « Le type était vraiment menaçant et puis il était armé. Nous, les commerçants nous ne sommes à l’abri de rien… »

*Les prénoms ont été changés à la demande des commerçants

Anne Sophie Parmentier & Margot Forte