Alimentation des jeunes : le CROUS à la rescousse

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Jérôme De Oliveira commence son cours de pâtisserie : financier pour débuter. Crédit photo : Guilhem Herbert

Les étudiants ne sont pas réputés pour manger équilibré. Encore moins pour se concocter de bons petits plats. Le CROUS Nice-Toulon a décidé d’endiguer le phénomène et organise depuis quatre ans les « Toquissimes ». L’occasion de faire le point sur l’alimentation des jeunes.

Jérôme De Oliveira commence son cours de pâtisserie : financier pour débuter.
Crédit photo : Guilhem Herbert

« On devient de plus en plus américains » s’inquiète Jérôme De Oliveira, plus jeune champion de monde de pâtisserie en 2009. Il reprend : « Moi aussi je vais au Starbucks, mais ce qui m’inquiète, c’est la régularité avec laquelle y vont les gens ». Il défend la cuisine et la pâtisserie française, grâce à laquelle il a conquis son titre mondial, à seulement 23 ans. Sur une initiative du CROUS Nice-Toulon, il a donné un cours de pâtisserie à trois jeunes étudiantes.

Léna, Hélène et Nina avaient simplement répondu à un questionnaire sur internet. Ces heureuses élues ont eu le privilège de passer deux heures avec le chef, à concevoir un cupcake qui en porte le nom mais pas les ingrédients : un financier en guise de base et des chantilly vanille et chocolat pour le nappage. « C’est fascinant de pouvoir côtoyer l’excellence » lâche l’une des étudiantes.

Le CROUS sensibilise

Ces « Toquissimes » sont l’occasion pour quelques chanceux d’échanger avec des chefs renommés. Mais ce sont finalement tous les étudiants qui peuvent profiter de plats originaux tout droit sortis de l’esprit des professionnels. Pour le prix normal d’un repas, ils peuvent déguster des plats originaux. Au menu du jour : mousse d’avocat aux pétales de roses et suprême de pintade aux confits d’oignons et miel entre autres. Sans oublier le cupcake bien sûr. Si cet événement a lieu une fois de temps en temps, « il ne faut pas oublier que tous les jours, des codes couleurs sont mis en place pour que les étudiants se préparent un plateau repas équilibré » insiste Florella Maquaire, chargée de communication du CROUS. Le but est simple : être étudiant et bien manger, c’est possible !

Hélène, Léna et Nina, trois apprenties pâtissières studieuses.
Crédit photo : Guilhem Herbert

Les trois apprenties pâtissières du jour sortent du lot au niveau de l’alimentation. « Je cuisine le plus possible même si je n’ai pas toujours le temps de faire les légumes comme je l’aimerais » avoue Nina. Si pour elles trois, la cuisine est une passion, le reste des étudiants privilégient la détente et le travail au temps passé en cuisine ? Les étudiants sont-ils quand même réceptifs ? « En règle générale oui, ils comprennent que leur santé passe aussi par leur alimentation » reprend Florella.

A l’heure de la junkfood et du kebab vite fait bien fait, c’est un vrai pari de la part du CROUS. Il s’avère être un succès. Florella se réjouit « Les Toquissimes ont fait des petits ! Paris a lancé son événement et Toulouse est en passe de la faire ». La gastronomie française a donc de belles heures devant elle, même chez les étudiants.

Guilhem Herbert

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Parti de loin, à tout point de vu, j'essaye de rattraper mon retard, tant bien que mal. Amoureux des Landes, mon département, je n'ai qu'une idée en tête : parcourir la planète pour enfin connaître et comprendre un tant soit peu le monde qui nous entoure. Le rugby et la nourriture sont aussi mes grandes passions. Surtout quand les deux sont associés.