A vos skis et péril !

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Suite à l’accident de Michael Schumacher à Méribel, la question de la sécurité se pose dans les stations françaises de sport d’hiver. Notamment dans les Alpes-Maritimes.

D’après l’Association Médecin de Montagne, il y eu plus de 6 millions de skieurs sur la saison 2011/2012 et près de 140 000 blessés. L’Association utilise une population témoin pour la comparer avec la population blessée en plus des sondages au pied de remontées mécaniques. Sur la saison précédente, l’indice était de 2,6 blessés pour 1000 journées skieur. «Ces chiffres sont assez bien représentatif» d’après Gilbert Fabron, chef des remontées mécaniques d’Auron. «La plupart des accidents sont bénins, des collisions, des chevilles foulées…les accidents grave comme ceux de Schumi, c’est rare !» Seulement 4,5% des accidents finissent en hospitalisation et 0,01% sont de graves traumatismes. Pour Etienne Binet, ancien professeur ESF, les risquent sont surtout du «les gens prennent confiance et oublient le danger», pour lui, «les habitués sont aussi dangereux que les novices, ils connaissent les pistes et ils pensent être exemptés des règles de sécurité». La Fédération Internationale de Ski possède un code de bonne conduite et «8 skieurs sur dix ne le connaissent pas».

Ski, snowboard ou patinettes, les risques ne sont pas les mêmes…

Si 75% des accidents sur les pistes concernent des skieurs alpins, vous avez 1,2% plus de chance de vous blesser si vous faite du snowboard. «C’est normal, il y a beaucoup plus de skieurs, même si le surf a beaucoup la cote auprès des jeunes», indique Etienne Binet. La plupart des lésions s’expriment sur les genoux avec 17,5% des blessures, puis vient la rupture du ligament croisé avec 13% et les lésions sur l’axe tête/tronc avec un peu plus de 11%. Gilbert Fabron prévient «les gens doivent faire plus attention à leur niveau de ski et à leur condition physique. Pour ceux qui ont leur matériel, il faut faire adapter ses fixations plus souvent aussi». Etienne Binet insiste sur la protection : « le port du casque ! ça c’est hyper important !» Le casque permet de réduire par dix le taux de traumatismes crâniens. Chez les jeunes, celui-ci est passé de 5% de porteurs de casque en 1995 à 95% en 2011.

 

Louis-Guillaume Bouquet