À Nice, les Russes attendent 2013

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Le Nouvel An russe sera célébré le dimanche 13 janvier.

Les douze coups de minuit du passage de 2012 à 2013 n’ont pas encore sonné pour les Russes.  À Nice, ils fêteront l’événement dimanche.

Ils fêtaient la semaine dernière Noël. Ils fêteront ce dimanche leur Nouvel An. Les Russes de Nice vont pouvoir une fois de plus se remplir le ventre de mets en provenance de leur patrie. Vatrouchka (gâteau à base de fromage blanc et raisins secs), saumon fumé, hareng… sans oublier la vodka, la boisson officielle, seront sur la table.

Ghislaine Riffard tient le restaurant russe « Transsibérien », rue Bottéro à Nice, depuis 1985. Si elle n’est pas Russe et ne connait de la langue que les mots ayant trait à la cuisine, la restauratrice s’apprête à fêter avec ses clients russes leur nouvel an. « Nous allons leur servir les mets traditionnels que les Russes aiment manger comme un buffet ». Proposez-leur un menu avec entrée, plat et dessert et les Russes seront étonnés. « Ils préfèrent commander à la carte, et picorer petit à petit », s’attriste-t-elle de voir parfois les plats servis refroidir. Au menu aussi, des chants et danses russes, tel le jazz tzigane. Un écran diffusera même par satellite des vues de Moscou et Saint-Pétersbourg, « les villes d’origines de la plupart des Russes de la Riviera », précise Ghislaine.

Les Français ne sont pas tous au courant de ce passage tardif dans l’année 2013 des Russes. Si treize jours séparent les deux pays sur le calendrier, c’est parce qu’ils suivent le calendrier orthodoxe… juste pour ces occasions. « Une cliente française est passée ce matin et s’est étonnée de voir sur les affiches de dimanche ‘Réveillon 2012’. Je lui ai donc expliqué que les Russes attendaient encore 2013 », s’amuse à raconter Ghislaine.

Le Nouvel An russe sera célébré le dimanche 13 janvier.

Célébrer 2013 en privé

Qu’ils soient très riches ou qu’ils émergent d’une classe moyenne, une nouveauté sur la Côte d’Azur, les Russes préfèreraient célébrer la nouvelle année dans leur domicile.  C’est le cas d’Oleg Ionnikoff, prince en Russie et Niçois depuis des années. Marié à une Française, c’est lui qui portera le tablier. Pour ses quelque douze convives, il servira du bortsch, cette soupe à base de bœuf et betterave, et autres zakouskis, des hors d’œuvre.

Même si l’homme n’est pas retourné en Russie depuis des années, fêter le Nouvel An, « c’est une manière de perpétuer la tradition et de festoyer », s’enthousiasme le sexagénaire. Mais à l’image des 10 000 Russes recensés sur la Côte d’Azur, peu lui importe s’il se couche avant minuit…

                                                                                                               Sarah Dehaut