A Nice, c’est l’infusion des salons de thé

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La capitale azuréenne compte plus d’une trentaine de salons de thé. Alors que certains jouent la carte féminine d’autres parient sur la mixité.  

Cupcakes, muffins, cookies, cheesecakes  et boissons chaudes, de quoi donner envie. Le principe de ces salons est simple : un petit lieu de détente pour papoter et grignoter entre amis. Le concept anglais séduit de plus en plus les Niçois qui occupent leur temps libre pour faire une pause gourmandise. Mais la clientèle n’est pas diverse et variée. « Ce sont vraiment les femmes qui viennent le plus souvent dans nos salons, après tous les âges sont représentés », affirme Angel, directrice d’Emilie’s cookies. Une tendance confirmée par Alain, employé de Scotch tea house « les hommes sont très peu nombreux. Il y en a quelques-uns mais uniquement le weekend ».

Le salon de thé un lieu où l’on peut travailler ou se reposer. Crédit photo Esaline Olivier

La « nouveauthé » frenchie

Sachant que six Français sur dix boivent désormais du thé, certains ont eu l’idée de marier les salons de thé à la culture française. Ici, plus de cupcakes, ni de muffins mais bien des madeleines, des financiers, des macarons et autres douceurs du pays. Le concept reste le même : convivialité et détente sont au rendez-vous. Seule différence autant d’hommes que de femmes. « L’originalité des salons de thé à la française est le regroupement du café et de la pâtisserie en un seul lieu. Cela permet aux hommes de se sentir moins exclus », déclare Elise, responsable du Déli bo.

Cette nouvelle tendance rend hommage aux boudoirs traditionnels et apporte une petite touche de nostalgie. Pour Clara, étudiante, c’est « un moment privilégié pour retrouver mes amies que j’avais perdues de vue à cause des études ». A l’heure où les nouvelles technologies poussent l’homme vers l’individualisme, ces petits endroits cocooning permettent d’entretenir le lien social trop souvent laissé aux oubliettes.

 Nelly Daubord et Esaline Olivier J3MS1