5 bonnes raisons de (re)voir les films de Martin Scorsese

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Ces derniers temps, on n’a jamais autant parlé de Martin Scorsese. Un engouement qui donne envie de revoir quelques uns de ses films. On vous donne les bons prétextes.

Le réalisateur américain Martin Scorsese est à l’honneur cet automne: une exposition / rétrospective à la Cinémathèque de Paris ; le prix Lumière de Lyon ; un hors-série des Inrocks ; la diffusion de cinq films sur Arte… En attendant son prochain film, Silence, prévu pour 2016, voici cinq raisons de suivre la tendance et de se replonger dans l’œuvre d’un maître du 7e art.

1. Vous aussi, vous avez toujours « rêvé d’être un gangster »…

Racket, extorsion, meurtre… Le procès du mafieux Vincent Asaro a lieu, en ce moment, à New York. Si son histoire ne vous semble pas familière, c’est pourtant celle qui a inspiré Martin Scorsese pour Les Affranchis.

Le film a beau avoir 25ans, il n’a pas pris une ride. On ne se lasse pas de l’Amérique des années 1950 à 1970, menée par le bout du nez par la mafia italienne, dépeinte par Scorsese. Dans le même thème à New York, Mean Streets et à Las Vegas, Casino.

Mais si vous préférez la pègre irlandaise, optez plutôt pour Les Infiltrés. En bonus, Leonardo di Caprio, Matt Damon et un Jack Nicholson, presque aussi inquiétant que dans Shining.

2. Faire la connaissance de la famille Scorsese

Martin Scorsese n’a pas fait que des films.  Il a réalisé plusieurs documentaires. Le premier, Italianamerican, dure 48 minutes, il y interview ses parents, Charles et Catherine Scorsese, qui témoignent de la situation des immigrés italiens, aux États-Unis. Le documentaire intimiste dévoile les racines de son thème de prédilection: la famille.

Mais ce n’est pas la première fois que ses parents apparaissent sur le grand écran: Charles a joué dans cinq de ses films, Catherine dans six. Eh oui, c’est elle la mère de Tommy, le mafieux psychopathe des Affranchis3. Voir Robert de Niro enchaîner les rôles

Neuf collaborations pour Robert de Niro. On peut dire que c’est l’acteur favori de Martin Scorsese, comme si l’un n’allait pas sans l’autre. Après tout, il lui a donné l’un de ses plus grands rôles dans Taxi Driver où il joue un vétéran du Vietnam, insomniaque, solitaire, entraîné dans la violence et la perversion new-yorkaise.

C’est donc sans grande surprise que Martin Scorsese a annoncé la semaine dernière que Robert de Niro fera partie du casting de The Irish Man, un de ses futurs films, encore à l’étude.

Mais depuis 2002, avec Gangs of New York, Martin Scorsese multiplie les collaborations avec Leonardo di Caprio: Aviator, Les Infiltrés, Shutter Island et bien sûr Le Loup de Wall Street. De Niro aurait-il du souci à se faire?

4. Changer d’avis sur l’œuvre de Scorsese

Martin Scorsese n’est pas le réalisateur d’un seul genre. Il n’a pas fait que des films violents et sanguinolents où les gangsters se tapent dessus. Il a réalisé des comédies, comme La Valse des pantins et New York, New York.

Mais aussi des biographies: Kundun est un biopic de la 14e incarnation de Bouddha et Living in the Material World suit George Harrison de son enfance aux Beatles.

5. Découvrir un réalisateur à 14prix internationaux

Martin Scorsese n’a pas assez de ses dix doigts pour les compter: deux récompenses au Festival de Cannes, un César, deux Mostra de Venise, quatre Golden Globes, un Oscars Academy Awards et quatre BAFTA Awards Orange British Academy Film Awards.

Des prix qu’il aurait pu ne jamais recevoir: à la fin des années 1970, Martin Scorsese consommait beaucoup de drogues et était au bord du suicide. C’est grâce au projet de Raging Bull et à l’aide de Robert de Niro qu’il a repris du poil de la bête et qu’il est devenu l’un des plus grands réalisateurs de son temps.

Kim Chaze