Violences conjugales : les hommes battus, une réalité méconnue

0
170

80.000 hommes sont victimes de violences conjugales en France. Cette réalité ne fait pourtant pas souvent la une, à la différence des violences faites aux femmes (223 000 cas). Pire encore que la non-médiatisation, aucun refuge n’existe et ils ne sont généralement pas pris au sérieux lorsqu’ils ont le courage de porter plainte.

Imaginer un homme être battu par sa femme suscite des réactions, mais pas les bonnes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle seul 5% des hommes osent aller porter plainte. C’est aussi pour cela que les études ont du mal a mettre des chiffres réalistes sur ce problème qui touchait en 2014, 37,6% des hommes au Luxembourg par exemple.

Peu de chiffres, peu de plaintes et peu d’aides. Aucun centre n’est consacré à l’accueil des hommes violentés pourtant, un homme meurt tout les 14,5 jours. L’association « SOS hommes battus », un des seuls organisme à prendre en charge ces victimes a même cessé toutes activités, problème de financement « Le budget de l’association est à zéro et depuis plusieurs mois nous vivotions sur les fonds propres de nos intervenants. Ce n’est plus possible et cela ne devrait pas être. »Les hommes se retrouvent face à eux même, dans une situation qu’ils n’arrivent pas tout de suite à analyser comme l’explique la psychologue Sylvianne Spitzer, pour le site la nouvellerépublique.fr « Un coup n’est pas forcément un acte grave dans leur esprit. »

https://infogr.am/hN3uSUaD6TMfRBWb

 Un petit pas en avant

 Depuis peu des hommes osent enfin parler des violences qu’ils subissent, c’est le cas de Maxime Gaget. Après avoir vécu plus d’un an de violences quotidiennes, il a décidé de mettre son vécu sur le papier et de sortir un livre qu’il a intitulé « Ma compagne, mon bourreau ». A son image, un homme a crée un blog pour raconter son histoire et aider les hommes qui vivent la même horreur qu’il a vécu pendant neuf ans. Bien que le blog reste anonyme, on voit que les hommes tentent de s’entre aider puisqu’un centre d’accueil en France n’est aujourd’hui capable de les prendre en charge.

Vanille Bourrillon