Sexisme: un mal persistant dans le sport

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Le directeur du tournoi d’Indian Wells, Raymond Moore, a démissionné à la suite de propos sexistes. Ce commentaire misogyne n’a pas plu aux joueuses et à la WTA. C’est un nouveau dérapage dans le monde du sport.

Le sexisme, combat pour le sport

« Si j’étais une joueuse, je me mettrais à genoux chaque soir pour remercier Dieu d’avoir donné naissance à Roger Federer et à Rafael Nadal ».

Ces propos de Raymond Moore, responsable du tournoi californien, ont défrayé la chronique. Les plus prestigieuses sportives ont vivement critiqué cette réaction.

L’Américaine numéro 1 mondiale, Serena Williams, a répondu « qu’aucune femme ne devrait avoir à se mettre à genoux pour remercier quelqu’un ».

La Biélorusse Victoria Azarenka préfère ne pas tenir compte de cette nouvelle parole machiste. Elle veut « s’élever au-dessus de ces commentaires ».

Une mentalité masculine omniprésente

Le tennis n’est pas le seul sport touché par le sexisme. Il gangrène le milieu sportif.

Des personnalités, des journalistes ont fait l’objet de réactions polémiques. Les expressions misogynes sont légions dans le football. Les hommes possèdent les principaux postes.

Bernard Lacombe a déclaré en 2013 ne pas vouloir « discuter avec les femmes de football. Qu’elles s’occupent de leurs casseroles et puis ça ira beaucoup mieux. »

Des dirigeants mais aussi des gloires du sport ont tenu des propos inadaptés. David Douillet, champion olympique de judo avait estimé que son sport était réservé aux hommes. « Pour moi, une femme qui se bat au judo ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l’équilibre des enfants, je pense que la femme est au mieux au foyer ».

Les stéréotypes demeurent toujours très ancrés. La prise de conscience n’est pas encore générale. Et avec ces réactions, certaines mentalités ne sont pas prêtes d’évoluer.

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