Les adultes veulent aussi leur calendrier de l’Avent

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Des calendriers de l’Avent conçus par la Chocolaterie Serge Serain, place Garibaldi à Nice. © V.C.

Les enfants n’ont plus le monopole du calendrier de l’Avent avant les fêtes de Noël. À Nice, certains magasins constatent que le concept plaît aussi aux grands.

La chocolaterie Serge Serain place Garibaldi confectionne, depuis 11 ans, ses calendriers de l’Avent avec des produits artisanaux. Cette année, deux modèles : un traditionnel avec des fenêtres composées des chocolats blanc, lait, noir  et un présenté sous 24 cubes, fournis de chocolats, figurines en forme de père noël ou guimauve. 200 grammes de chocolats par calendrier remplis avec soin par Valérie, à la tête de la Maison : «  on achète les boîtes avec le plastique à un fournisseur puis on les garnit nous même avec mon mari » explique t-elle. 2€ la boite, et 6€30 les 24 cubes, vides, un investissement qui coûte mais qui plaît selon Valérie : «  on n’en tire pas d’énorme de bénéfices, mais les clients les aiment, tout est fait maison, ça fait la différence. A 12 et 18 €, on n’est pas beaucoup plus cher que les grandes surfaces. De plus en plus d’adultes se les offrent à eux mêmes, c’est marrant ».

Aux chocolats, mais aussi plus originaux, certains magasins innovent. À Nice étoile, la boutique de produits de beautés provençaux l’Occitane, propose depuis plusieurs années son calendrier de l’avent. L’enseigne a reçu une trentaine d’exemplaires novembre.  Grégory, vendeur, souligne une demande impressionnante : « on est en rupture de stock, ils sont partis en deux semaines seulement ». La cible : les adultes, et en particulier les femmes d’une vingtaine d’années. « Ce sont celles qui achètent le plus » lance-t-il. Le but : faire découvrir aux consommateurs plusieurs produits de la marque. Une idée qui plaît à Flore, responsable de la Maison de Provence, Le Chatelard 1802, dans le vieux Nice : « on va essayer de mettre ça en place pour l’année prochaine, ou les années à venir, c’est un bon concept pour présenter nos produits ».

Certains, plus créatifs, confectionnent leur calendrier eux mêmes. « Cette année j’ai décidé d’innover en créant ma boîte avec des cases. J’ai acheté des échantillons pour le bain, des crèmes et soins à Yves Rocher, pour les remplir, et là je cherche des savons ou des petits bijoux sympas » raconte Aurélie, la trentaine, qui arpente les boutiques niçoises pour offrir son calendrier de l’avent « fait maison » à sa maman.

L’origine des calendriers de l’avent

Une tradition qui vient de l’Allemagne et une origine religieuse. Au 19ème siècle, pour faire patienter les enfants, on leur donnait, chaque jour du 1er au 24 décembre, une image, ayant un rapport avec l’évangile.. En 1908, Gerhard Lang, éditeur de livres médicaux à Munich, commercialise pour la première fois un calendrier avec des images reliées à un support. Douze ans plus tard,  le premier calendrier de l’Avent voit le jour, et le chocolat finit par remplacer les images en 1958. Aujourd’hui, c’est un marché qui ne connaît pas la crise. Près de 1,2 million de calendriers de chocolats et confiseries ont été vendus l’an dernier en grandes surfaces (données du cabinet IRI).

Valentine Carrey