La pêche à la poutine est ouverte: « A la bella poutina ! »

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Poutines fraîchement pêchées.crédit photo:Camille Oger La pêche à la poutine est une tradition Niçoise. Durant un mois poissonniers et pêcheurs azuréens sont autorisés à retourner ciel et galets à la recherche des précieux alevins. « A la bella poutina!* C’est tout petit, c’est argenté, et c’est cher mais attention c’est LE caviar de la méditerranée! » S’exclame Jean Claude, poissonnier au marché, place Saint-François. La poutine est un alevin de sardines ou d’anchois. Vendu entre cinq et cinq euros cinquante les 100 grammes (suivant les étals) elle fait entre deux et quatre centimètres, a un goût salé et est très prisée dans la région niçoise. Quand à sa pêche elle est réglementée, et unique. Il faut être passionné et organisé. « Avant je partais les pêcher moi-même, aujourd’hui j’ai trois hommes qui le font pour moi ! » raconte Gui, Poissonnier face au Café de Turin.  « Ils doivent me ramener minimum 10 kilos tous les jours, les Pescadous !*» (rire). Ouvert toute la journée pour l’occasion, Gui ne vends pratiquement que des poutines, depuis l’ouverture de sa pêche. Pescadous*!: pêcheur provencal Pêcheurs triant les poutines des galets. crédit photo: Bobby (Comment la pêche thon ?* : https://infogr.am/comment_la_peche_thon )   Une fois installée entre Nice et le Cros de Cagne, ses pêcheurs provençaux jettent leurs filets et poussent leurs pointus (barque méditerranéenne) tôt le matin entre mi mars et mi avril. « Un travaille d’équipe qui nécessite qu’un pêcheur lance une corde aux cinq ou six autres postés sur la plage » reprends Gui. « Une fois saisit, ceux-ci court vers le reste de l’équipe qui commence tirer galets et poutine ! » Le filet utilisé mesure plus de 120 mètres de long et se termine par une senne en maille fine longue de 5 mètres. D’où l’obligation pour ses hommes d’agir souvent depuis le trottoir de la « promenade ».   Il y a trois façons de manger la poutine : Cru comme René « directement à la main, avec un petit filet de citron » en omelette « bien baveuse avec un peu de persil » avec Josette ou en beignet « grâce à la recette de ma grand mère » dont Micheline, seule, en a le secret. Si les restaurateurs niçois ne la compte pas sur leurs cartes (ou que très peux) pas de panique, Chez Pipo, on vous apprends aussi à la cuisiner. (http://www.chezpipo.fr/recettes-nicoises.php?id=4).

Diane Juramie