La patinoire de Nice conforme aux règles de sécurité pour la pratique du Hockey

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Le club des Aigles de Nice fait partie des équipes, avec l’Hormadi d’Anglet, évoluant dans une patinoire homologuée. Une minute de silence sera observée lors du prochain match des Aiglons pour honorer la mort d’Hugo Vermeersh mort lors du match Dunkerque-Reims. 

Alexandre Duyck en pleine réflexion dans la patinoire Jean Bouin

Les spectateurs niçois de la patinoire Jean-Bouin peuvent être tranquillisés. Ils ne courent aucun danger pour supporter leur club des Aigles de Nice. Le manager de l’équipe de Division 1, Alexandre Duyck, se veut rassurant : «Même si la patinoire n’est pas toute jeune, elle est plus que conforme aux règles de sécurité. A notre niveau, les vitres en plexiglas ne sont pas obligatoires tout autour du terrain. Mais la ville a dépensé il y a deux ans entre 150.000 et 200.000 € afin d’être aux normes de sécurité de la Ligue Magnus. Mais toutes les mairies ne peuvent pas investir autant». Pourtant, le club des Aigles de Nice évolue dans la Division 1, juste en dessous de la Ligue Magnus. Un effort appréciable pour les spectateurs et le manager niçois : «Notre public est très nombreux avec une moyenne d’environ 980 spectateurs sachant que l’on a 927 places assises. C’est toujours complet pour nos match et il est très important que les gens se sentent en sécurité». Il rappelle malgré tout que la mort d’Hugo était inévitable : «Même avec du plexiglas tout autour du terrain de la patinoire de Dunkerque, le palet aurait touché l’enfant de huit ans. Cela arrive souvent qu’un palet dévié par un joueur sorte d’un terrain de hockey. On n’est jamais à l’abri du danger». Le club de l’Hormadi d’Anglet, évoluant dans le même championnat que les Aigles de Nice, s’est doté d’une sécurité particulière. En plus des vitres de plexiglas, un filet de protection assure une sécurité maximale. Jean-Raphaël Rossi, entraîneur au sein du club basque est rassuré par cette défense : «C’est un outil supplémentaire en terme de sécurité. Il y a 99 % de chance qu’un palet ne puisse pas transpercer le filet. Pour nos spectateurs, c’est un gage de sécurité très important».

Un hommage nationale pour Hugo Vermeersh

La Fédération Française de Hockey sur Glace vient d’envoyer mercredi 5 novembre un communiqué à tous les clubs de Hockey de France. Alexandre Duyck n’a pas attendu les instructions de la FFHG : «La mort d’Hugo Vermeersh, lors du match de division 1 Dunkerque-Reims, a touché toute la famille du hockey français. C’est logique que les joueurs, spectateurs et l’ensemble du club lui rende hommage». Ce drame aurait pu arriver à un membre du club des aiglons de Nice. Lors de leur déplacement justement à Dunkerque, le samedi 20 septembre, le manager niçois a vu le chauffeur de leur bus recevoir un palet au visage : «Notre conducteur regardait le match au premier niveau des gradins non protégés par les vitres de plexiglas. Un palet a été contré dans sa trajectoire par un joueur comme pour l’accident d’Hugo. Ce dernier a atterri sur sa mâchoire mais il ne s’est rien cassé». Alexandre Duyck reconnaît la dangerosité de la patinoire de Dunkerque. Le manager niçois établit un constat alarmant des patinoires françaises : «Le problème vient de la vétusté des patinoires en France. La FFHG est devant un dilemme. Soit elle mise sur une sécurité très élevée pour les spectateurs en fermant des clubs et en perdant des licenciés. Soit elle reste sur un nombre de clubs élevé mais avec moins de sécurité, ce qui est le cas actuellement». Le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est dit favorable à la construction d’ici quatre ans d’une nouvelle patinoire à l’ouest de la cité niçoise.

Jordi Demory