Journées Nationales de l’Arbitrage : les arbitres voient rouge !

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C’est cette semaine la 13è édition des journées nationales de l’arbitrage. Du 28 octobre au 6 novembre, plusieurs événements sont organisés par les fédérations de football, hand, rugby et basket. Une façon de mettre en lumière les hommes de l’ombre. Pourtant, cette semaine de promotion cache de profonds problèmes.

« Être dans la peau d’un arbitre n’est pas évident ». De la bouche même de Christophe Maé, parrain de ces 13è Journées Nationales de l’Arbitrage, le métier d’arbitre est sûrement le plus compliqué du monde sportif. Pression, insultes, jugements primaires, les zèbres sont des proies faciles dans la jungle du sport. Pour redorer une image déjà compliquée, les fédérations ont employé les grands moyens. Qui n’a jamais entendu le célèbre « on n’a pas le même maillot, mais on a la même passion » ? Désormais c’est sous la bannière « Tous Arbitres » que les fédérations de sports co promeuvent ce métier, en partenariat avec La Poste. Depuis le 28 Octobre, des opérations en marge d’événements sportifs ont lieu un peu partout en France. Au stade de la route de Lorient, lors du match de Coupe de la ligue Rennes-Marseille, c’est un kop arbitre qui avait été constitué. Tout de jaune vêtu. Comme pour éblouir le mal-être ambiant de leurs « idoles ».

« De la politique »

Le service postal français, en fin de partenariat avec les ligues, ne se sent plus tout à fait concerné par ces vaines opérations. « Nous les banderoles et les jeux de maillots vous savez… ironise Jean- Claude Falchi, directeur de la commission d’arbitrage de la ligue Côte d’Azur Handball. Ça prend un mauvais virage. La formation coûte cher, la professionnalisation ne se fait pas. Il y a un vrai problème ».

Pas assez protégés dans leur statut, 95% des arbitres stoppent ou échouent à une formation qui coûte aujourd’hui dix milles euros. Pourtant, c’est bien un binôme de jeunes pousses qu’on célébrera lors du match de handball St Raphaël-Selestat. Le comité azuréen de basket a lui décidé de boycotter ces JNA : « ces journées sont du « paraitre bien » qu’essaye de vendre les politiques, pour amuser la population… Ce n’est QUE de la politique » peste Ludovic Vlasic, directeur du comité départemental des officiels, pour qui les subventions de la fédération ne sont jamais arrivées.

Ces journées nationales de l’arbitrage partent donc d’un bon sentiment. Mais ces opérations, quelques peu marquetées et pilotées par les fédérations, sous le joug de La Poste, cachent de plus gros problèmes qu’un simple soucis d’image. Loin des préoccupations de ces hommes en noirs, cachés sous ces écrans de fumés, qu’on a aperçu, ici et là, dans les enceintes sportives ce weekend.

Maxime Habert