Grève SNCF : le ras-le-bol des Niçois

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Le préavis de grève déposé par les différents syndicats de la SNCF tient pour l’heure toutes ses promesses. Les fortes perturbations annoncées pour ce mardi 26 avril sont bien présentes, au grand désespoir des usagers de la capitale azuréenne.

Enervés, frustrés ou encore résignés. Les clients de la SNCF réagissent différemment face aux importants problèmes de circulations liés à la grève nationale. A Nice, les usagers sont nombreux à monter chaque jour dans un Train Express Régional (TER) pour se rendre au travail. Ce mardi 26 avril, c’est la bousculade dans la petite gare de Nice Riquier. Les retards y sont pourtant fréquents, les voyageurs ont pour habitude d’anticiper. C’est le cas d’Éric, qui se rend à Monaco: « Je me suis levé plus tôt aujourd’hui, par précaution. De toute façon ici, les TER ne circulent jamais correctement ».

Les usagers s’impatientent sur le quai de la gare Riquier à Nice. C : BS

« Je vais manquer une demi-journée de travail »

Le TER de 7h59 arrive. Le suivant, est à 10h09. Sur le quai la tension monte. Les wagons sont déjà pleins et personne ne veut être en retard. Olivier travaille à Menton et n’a pas pu entrer dans le train en direction de Vintimille. Il est très énervé : « il faut toujours jouer des coudes pour monter, on a l’habitude mais aujourd’hui, c’est vraiment horrible. Je vais manquer une demi-journée, j’irai au bureau cet après-midi ». Les guichets de la gare annexe de Riquier sont vides. Voyant porte close, un homme vocifère : « ils ont fermé pour ne pas qu’on leur cris dessus ».

Ce mardi 26 avril, les guichets de la gare Riquier sont clos pour cause de grève nationale. C : BS

« C’est une prise d’otage des usagers »

Devant les panneaux de la gare centrale de la capitale azuréenne, le mécontentement domine également. Les organisations syndicales prévoient un TGV sur deux, un Intercités sur trois et quatre TER sur dix ce mardi. Virginie, en partance pour Cannes, s’indigne : « C’est une prise d’otages des usagers. On est retenu par des personnes qui nous empêchent de travailler, s’ils ne veulent pas bosser ce n’est pas notre problème ».

Les gilets rouges à la rescousse

A Nice Thiers, des agents de la SNCF sont en place pour aider au mieux les clients et répondre à leurs questions. Ivan Bellais, responsable des relations extérieures Côte d’Azur SNCF, rappelle « qu’un service minimum en cas de grève est obligatoire depuis 2007 ». L’ambiance semble moins tendue que dans les plus petites gares comme Riquier.

Si ce mouvement social ne fait pas encore partie des plus longs de la SNCF, il devrait toutefois se prolonger plusieurs jours. Ce jeudi 28 avril a lieu la grève nationale relative à la loi El Khomri. Les cheminots ne manqueront pas à l’appel.

Félix Comane – Benjamin Sautrey