DSK encore éclaboussé : retour sur les précédentes affaires

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Les révélations continuent dans l’affaire Panama Papers. Après des chefs d’État, la Société générale ou des proches de Marine Le Pen, elle touche désormais la société d’investissement luxembourgeoise LSK, présidée par l’ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn. Une nouvelle « casserole » pour l’ancien ministre de l’Economie? Retour sur les précédentes « affaires DSK ».

Le scandale de la MNEF (1998)

L’affaire de la MNEF met en cause Dominique-Strauss-Kahn, alors avocat d’affaires, pour «faux et usage de faux». Les questions portent sur son rôle lors de la négociation de l’entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE), au sein d’une holding de la mutuelle. Il aurait perçu 603.000 francs de la mutuelle étudiante, en février 1997. La police judiciaire soupçonne des fausses factures. Il reconnaît alors devant une chambre correctionnelle du T.G.I de Paris avoir commis une «erreur» de date dans les documents qu’il a fournis à la justice, mais sans intention délictuelle. Il sera finalement relaxé.

La «cassette» posthume de Jean-Claude Méry (2000)

En 2000, l’affaire Méry éclate. Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir octroyé une remise fiscale de 160 millions de francs au couturier Karl Lagerfeld, en échange d’une cassette contenant des accusations gênantes de Jean-Claude Méry, financier occulte du RPR. En mai 2001, la section financière du parquet de Paris requiert la saisine de la Cour de justice de la République. Le but: enquêter sur d’éventuels faits de «corruption passive». Entendu en avril 2001 comme témoin assisté par le juge, l’homme politique n’avait finalement pas été mis en examen. 

L’affaire ELF (2000)

Dominique Strauss-Kahn fait l’objet de soupçons d’emploi fictif dans une filiale suisse du groupe pétrolier ELF Aquitaine au profit de sa secrétaire, Evelyne Duval, de 1993 à 1994. Au total, elle aurait indûment touché 192.000 francs. Mis en examen pour «complicité par instruction donnée et recel d’abus de bien sociaux» en janvier 2000, il bénéficiera d’un non-lieu le 2 octobre 2001.

L’affaire Piroska Nagy (2008)

Dominique Strauss-Kahn prend la tête du Fonds monétaire international (FMI) en 2007. Un an plus tard, un premier scandale éclate: le directeur général est accusé d’avoir profité de sa position pour faire des avances à une économiste hongroise, Piroska Nagy. En 2008, le FMI avait dû enquêter sur le comportement de DSK à l’égard des femmes. Le cabinet conclut à « l’absence de preuves » d’autres comportements « inappropriés ».

L’affaire du Sofitel de New york (2011)

Agression sexuelle, tentative de viol et séquestration. Dominique Strauss-Kahn fait de nouveau la une des journaux. Cette fois, il est accusé par Nafissatou Diallo, une femme de chambre à l’hôtel Sofitel de New York. Le 21 août, le New York Post affirmait que le procureur chargé de l’affaire DSK demandera le 23 août au juge, l’abandon des poursuites.

>> CHRONOLOGIE. Les dates-clé du scandale du Sofitel

Proxénétisme au Carlton de Lille (2012)

Février 2012: DSK est interrogé par la police française dans le cadre d’une affaire de proxénétisme instruite à Lille. Présenté par les magistrats instructeurs comme le principal bénéficiaire et instigateur de soirées libertines à Paris et à Washington, il est mis en examen le 26 mars 2012 pour «proxénétisme aggravé en bande organisée». L’ancien patron du FMI affirme avoir ignoré que les participantes étaient des prostituées rémunérées. Il est relaxé le 12 juin 2015.

 Stephanie Mossman