Comment sont fixés les prix des médicaments?

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Devant la hausse des prix des nouveaux médicaments, la France souhaite saisir le G7 afin de revoir les tarifs imposés par l’industrie pharmaceutique. Depuis plusieurs années, les prix augmentent de façon significative. Mais, au fait, comment sont-ils fixés ?

« Un traitement qui vaut aussi cher qu’une Porsche, ce n’est pas normal », s’indigne Maurice Schneider, cancérologue à la retraite.

Les tarifs des médicaments dépendent de plusieurs facteurs et sont soumis à une réglementation. Ceux-ci s’établissent en plusieurs étapes.

Les négociations se déroulent entre deux principaux acteurs. D’un côté, le gouvernement et de l’autre, le Comité Économique des Produits de Santé (CEPS).Le coup d’envoi est donné par le laboratoire pharmaceutique qui propose son prix à la commission.

D’après Dominique Einheber, ancienne directrice du laboratoire Servier, les critères retenus dans l’industrie sont aux nombres de trois: le coût du développement, le temps de commercialisation et la rentabilité.

Une exception est faite pour les médicaments pris en charge par la sécurité sociale. Leurs tarifs sont définis par le gouvernement. Toutefois, Maurice Schneider regrette qu’il n’y ait pas assez de transparence. Scandalisé, il affirme que « les prix augmentent et on ne sait pas vraiment pourquoi. Si ça continue on ne pourra plus soigner nos patients ».

L’industrie pharmaceutique, une entreprise à la recherche de profit?

Pour justifier l’augmentation, Dominique Einheber, explique que le développement coûte de plus en plus cher.

Elle confie que la rentabilité sert uniquement à couvrir les frais de recherches et de développement. Elle ajoute que le prix de la fabrication est anormalement élevé. Dominique Einheber reconnait tout de même que l’Etat ne peut pas tout prendre en charge et que les prix élevés peuvent causer des problèmes de société.

Pour régler ce problème, Maurice Schneider propose de mettre en place un système d’arbitrage transparent. La hausse des tarifs concerne en premier lieu les traitements de maladies « rares ».