Ces cinq « Loups » qui font Wolfsbourg

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L'équipe 2015-2016 du Vfl Wolsbourg. © Vfl-Wolfsburg.de

Les Allemands ont créé la surprise en battant le Real Madrid (2-0), mercredi soir, en quarts de finale aller de la Ligue des champions. Focus sur cinq piliers d’un club qu’on connaît peu en France.

Dieter Hecking, l’entraîneur : 

Dieter Hecking, l’entraîneur du Vfl Wolfsbourg. © Vfl-Wolfsburg.de

Le coach allemand a permis à Wolfsbourg d’atteindre les quarts de finale de la C1 pour la première fois de son histoire. Un exploit. Arrivé en 2012 à la tête de Loups, tout n’était pourtant pas gagné d’avance. L’ancien entraîneur de Nuremberg a tout simplement succédé à Felix Magath. Ce dernier avait remporté le titre de champion d’Allemagne en 2009 avec Wolfsbourg. Difficile de passer ensuite.

Mais Dieter Hecking a réussi un travail remarquable depuis son arrivée. L’an passé, il termine dauphin du grand Bayern Munich en Bundesliga. Et remporte la coupe d’Allemagne contre le Borussia Dortmund. Cette année, c’est la consécration avec un quart de finale de Ligue des champions. Pour aller encore plus haut ?

Naldo, le colosse :

Naldo a été sélectionné quatre fois avec le Brésil. ©Vfl-Wolfsburg.de

L’international brésilien est lui aussi à Wolfsbourg depuis quatre ans. Défenseur central, il est rapidement devenu un cadre indispensable. Capable de rester debout face à n’importe quel attaquant, il a su montrer sa classe mercredi, avec contre lui le trio BBC (Bale, Benzema, Cristiano Ronaldo). Colosse d’1,98 m, Naldo a scoré 20 fois en 146 matches avec les Loups. Sur les coups de pied arrêtés, c’est une terreur.

Et il n’a pas froid aux yeux. «Nous avons montré que nous sommes une équipe. Lorsque nous nous focalisons sur nous-même, nous pouvons battre tout le monde», a-t-il déclaré après la victoire face au Real Madrid (2-0). Réponse mercredi prochain.

Diego Benaglio, le roc : 

Diego Benaglio est le seul rescapé du titre de champion en 2009. © Vfl-Wolfsburg.de

Il est tout simplement le joueur le plus capé de l’histoire du club. En huit ans, ll a porté le célèbre maillot vert à 264 reprises. L’international suisse était déjà là lors du titre de champion en 2009.

Contre le Real Madrid mercredi, Diego Benaglio revenait de deux mois d’indisponibilité. Il s’est montré impérial, notamment dans un duel face à Karim Benzema en première mi-temps. Il a su garder ses gages inviolées, insufflant sérénité à ses défenseurs. Benaglio a même signé son cinquième match sans prendre de but cette saison en Ligue des champions. Un roc.

Ricardo Rodriguez, le latéral : 

Ricardo Rodriguez est courtisé par toute l’Europe. © Vfl-Wolsburg.de

Beaucoup le considèrent comme l’un des meilleurs latéral gauche du monde. Ricardo Rodriguez est international suisse. Et il est au club depuis 2012. Contre le Real Madrid, il a fait preuve de sang froid en trompant Keylor Navas sur penalty. Le premier but de sa carrière en Ligue des champions.

Solide, appliqué, il est aujourd’hui courtisé par les plus grands clubs européens (Bayern Munich, Manchester City). Et pourrait rapporter un gros pactole à ses dirigeants au prochain mercato.

Francisco Javier Garcia Sanz, le président : 

Le président de Wolfsbourg est aussi en charge des approvisionnements du groupe Volkswagen depuis 2002. ©El Mundo

Wolfsbourg sans Volkswagen, c’est un peu Sochaux sans Peugeot, ou Clermont sans Michelin. La célèbre marque allemande possède son siège et son usine en Basse-Saxe. Elle est propriétaire du club. Le président espagnol, Francisco Javier Garcia Sanz, est un des hauts responsables du groupe.

Conséquence, l’entreprise s’affiche partout: dans son stade (Volkswagen Arena) jusque sur le maillot. Ce partenariat de sponsoring rapporte la bagatelle de 33 millions d’euros par an dans les caisses (source eurofoot.fr). Grâce à cet argent, le club s’est offert cet été le jeune Julian Draxler pour 36M€. L’an passé, c’était André Schürrle pour 32M€. De quoi avoir de l’ambition.