Attentats de Bruxelles : « Je n’arrivais plus à rentrer chez moi »

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Le quartier des institutions européennes est bouclé. cc Twitter / Le Monde

Etudiant bruxellois en kinésithérapie de 25 ans, Quentin Destrese est resté coincé plus de trois heures dans sa voiture suite aux attentats de Bruxelles. 

« Normalement, c’est un trajet que je fais en 30 minutes seulement », explique Quentin. Cette journée chaotique a commencé pour lui vers 9 heures du matin. « J’ai appris qu’il y avait eu des attentats pendant que j’étais en cours ».

Quentin a tout de suite compris ce qu’il se passait. « J’ai pensé aux attaques de Paris, et je me suis dit que ça y est, ça pétait chez nous ».

Dans la classe, les autres étudiants commencent à s’agiter. « Je ne pensais qu’à une chose: rentrer chez moi. Dès que mon prof a terminé, j’ai appelé ma copine pour lui demander de ne pas sortir de chez nous. On est nombreux à avoir quitter les cours. Je pense même qu’ils ont été arrêtés ».

En quelques minutes, Quentin est dans sa voiture, les clés sur le contact. « A la dernière minute, un ami m’a rejoint. Il voulait que je le ramène chez lui. J’ai accepté.  Normalement, le détour ne m’aurait pris que 10 minutes. On en a mis presque 40. »

Mais le cauchemar ne s’arrête pas là pour Quentin. « J’habite de l’autre côté de Bruxelles, et je dois traverser toute la ville pour rentrer chez moi. Normalement, je dois passer par le quartier des institutions européennes. Sauf que là, c’est totalement bouclé ».

Dans la voiture, l’étudiant allume sa radio, pour suivre les actualités. « J’essaie de suivre un peu ce qu’il se passe. J’avoue que je suis un peu inquiet, et je me sentirai mieux une fois chez moi. Qu’est ce qui me dit qu’il ne va pas m’arriver quelque chose ».

Rentré chez lui à 13 heures, il suit, depuis, les recommandations des autorités belges, à savoir ne plus sortir de chez lui.

Propos recueillis par Félix Mazet